Figure confirmée du féminisme béninois contemporain, Bénédicta Kpènassou Aloakinnou vient de signer A une petite Amazone, sous-titré les 22 lettres de l’alphabet féminin qu’on ne m’a jamais lues. Livre épistolaire composé de 22 lettres portant sur les questions de genre et de l’autonomie de la gent féminine. L’ouvrage est édité chez Savanes du continent et d’ores et déjà disponible en pré-vente.
Il est déjà disponible et en pré-vente au prix de 7000 FCFA : disponible et en pré-vente au prix de 7000 FCFA : A une petite Amazone , “22 lettres de l’alphabet féminin qu’on ne m’a jamais lues”, signature de la grande Amazone Bénédicta K. Aloakinnou. Unique en son genre, c’est aussi de manière tout à fait singulière qu’elle fait son intrusion dans l’univers de l’écriture à travers l’épistolat; dans ses valeurs et principes de féministe engagée.
En effet, “ce livre existe pour transmettre tôt ce que nous aurions dû recevoir plus tôt”, écrit-elle dans l’une de ses publications sur les réseaux sociaux. Pour elle, “la connaissance de son corps, la confiance en soi, la capacité de dire non, la certitude que son corps s’appartient à soi et rien qu’à soi”, sont des informations qu’il est utile de donner aux filles le plus tôt possible.
Le ton est ainsi donné. A vrai dire, ce n’est pas qu’un procès contre le patriarcat. C’est un message contre “un système”. Celui qui n’a pas su livrer toutes ses vertus dans les mêmes proportions, à la fille et au garçon le plus tôt possible. En d’autres termes, lorsque l’on enseigne à la petite fille comment “se taire, obéir, supporter” sans mettre dans la même balance les informations sur “ses droits, son autonomie et sur les valeurs qu’elle porte”, on fragilise le petit être qui pourrait passer le temps d’une vie à chercher ses repères.
Un laisser-aller préjudiciable
Comme pour la fille, le garçon grandit presque dans une insouciance notoire. Il n’est pas assez tôt prévenu du “respect” dévolu “au corps, au consentement et à l’égalité”. Cette négligence dans l’anticipation et dans la prévision est ce qui fait le lit aux dérives qui apparaissent plus tard à l’âge adulte et qui freinent l’épanouissement chez la fille, ou conduisent le garçon à des fautes sévères. Ce livre n’est donc pas pour expliquer, c’est pour combler un vide, pour servir de boussole et pour que plus jamais il ne soit possible de dire dans les familles : si nous savions !
Tout le monde doit le posséder et le lire. Les garçons et les hommes en l’occurrence. Ceux-ci doivent comprendre qu’on peut faire les choses autrement. Même si, prévient l’écrivaine, “cela ne risque pas d’être une lecture facile pour cette dernière cible”.
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