Face aux accusations de révision idéologique de ses manuels scolaires, le ministère palestinien de l’Éducation dément toute modification contraire aux standards internationaux. Il réaffirme son attachement aux normes de l’UNESCO, à la qualité des livres scolaires et à une réforme éducative fondée sur la modernisation, la spécialisation et la rigueur pédagogique.
Alors qu’une rumeur est apparue en milieu de semaine dernière faisant état de la modification de ses programmes scolaires, le ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur palestinien est très vite monté au crénau pour apporter un démenti. À travers un communiqué, le ministère met en cause des « sources médiatiques financées de l’étranger », à la base des désinformations sur les réseaux sociaux.
La Palestine ne s’éloigne pas des normes de l’UNESCO en matière d’éducation. Au contraire, les autorités se disent conscientes de l’importance de rester dans un système moderne, global et qui favorise la qualité dans un processus intégré visant à développer l’éducation et à bâtir sur les efforts réalisés au cours des dernières années.
Ayant débuté cette année par l’expérimentation de dizaines d’écoles interactives, jusqu’à l’organisation de l’examen du baccalauréat sur deux années selon un nouveau système fondé sur la spécialisation, en plus du développement de la profession enseignante, l’État central ne voit pas pourquoi il va être nécessaire de procéder à un revirement en ce moment précis.
Pour ce faire, il en appelle au bon sens et à un travail professionnel de la part des citoyens et acteurs des médias locaux à ne pas céder aux vents de l’intoxication venus d’ailleurs. En termes clairs, « le ministère a appelé divers médias et citoyens à faire preuve de précision et à éviter de publier ou de diffuser des informations erronées qui sont soutenues par des plateformes et comptes suspects, et qui visent à provoquer l’opinion publique et inciter à la division interne, en confirmant que les manuels scolaires en possession des étudiants témoignent de cela », rapporte sadanews.
Au cœur d’un bras de fer avec l’État d’Israël depuis plusieurs années sur l’occupation du territoire, la désinformation est apparue comme une arme de plus dans cette confrontation qui fait assez de dégâts de part et d’autre.
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