Wanilo : Rabelais Mahugnon KPECHEKOU 

Wanilo : Rabelais Mahugnon KPECHEKOU 

Wanilo, c’est le titre du premier ouvrage littéraire publié par le jeune écrivain béninois Rabelais M. KPECHEKOU. Ce recueil de six (06) nouvelles interconnectées plonge le lecteur dans les réalités mystérieuses des États africains du nord au sud, de l’est à l’ouest en passant par le centre. Un condensé d’histoires intéressantes, bien inspirées et agrémentées par le génie créatif de l’auteur pour le plaisir des lecteurs. 

Wanilo : Rabelais Mahugnon KPECHEKOU 

Dans la nouvelle éponyme, Wanilo, le lecteur découvre l’Égypte antique, plus précisément la pyramide inachevée de Zaouiet-el-Aryan p.91. Les personnages de ce récit, une équipe de cinq (05) archéologues menée par un Mexodannois procèdent à des fouilles archéologiques dans ce lieu. Le lecteur comprend vite que le narrateur tire sa source d’information dans un livre ramassé fortuitement alors qu’il marchait sur le trottoir, écouteurs dans les oreilles p. 89. 

Ce livre riche de connaissances appartenait à un vieil homme qu’il cogna par inattention. Ce dernier portait par pure coïncidence le prénom même du narrateur, Wanilo, assoiffé de connaissance livresque. Il s’agit pour être précis du cahier du meneur de l’équipe de chercheurs de Zaouiet-el-Aryan. Celui-ci répertorie les événements journaliers dans le cadre de la recherche de la dépouille du pharaon Baka initié par les Etats-Alliés Quefria pour une période de 3 années.     

L’équipe est composée de trois (03) Mexodan, un (01) Négal et un (01) Faso avec un jeune informaticien du Lima pour assurer l’entretien du matériel informatique. 

La fouille commença pour l’équipe de chercheurs de manière inattendue lorsque l’archéologue égyptologue Mexodannois piétinait par mégarde un bout de pierre au sol p.92 Ce qui fit ouvrir lentement le sol et fit apparaître un escalier auquel ils ne s’attendaient nullement. Stupéfait par l’intelligence des architectes égyptiens, il prit les esacaliers ou il fut accueillir par un noir assomant à l’intérieur de la pyramide. 

Le pied du meneur d’équipe fonça dans le sol, et il tomba dans une chambre mortuaire, sans égratignure, engendrant ainsi une issue vers le fond de la pyramide. Ils envoyèrent une échelle pour y descendre. Pendant ce temps, Wanilo admirait les peintures sur le mur d’où il découvrit Anubis (en chacal), Osiris (dieu des morts) et des hiéroglyphes. 

En déchiffrant les écritures, il fut saisi par un message : Bienvenue dans le royaume de la mort, Ici, la mort est une seconde vie et la vie continue…p.95. N’étant pas à sa première fouille, il brava tout obstacle mental que pourraient engendrer de tels messages. 

Ils se ruent alors vers le sarcophage pesant des tonnes qu’ils découvrent et l’ouvrent pour y découvrir une momie de corps embaumé de lins blancs…p.96. Les torches allumés pour voir la momie perdit éclat, avant qu’un collègue n’allume du feu, le sarcophage était vide. 

Au même moment, un lycaon se trouvant dans le tombeau mordit l’informaticien. Pour avoir leur survie, le Prof KOULIBALY sortit son arme pour tuer l’animal malgré qu’il soit en voie de disparition au Quefria. Mais dès que l’animal tombe le prof aussi, dans un sommeil profond. Après cela apparut un vautour pour s’empiffrer le corps du prof. Énervé, l’un des archéologues (Négal) tira sur lui. Le vautour et l’archéologue qui tira perdit la vie simultanément. 

Sur les six (06) personnes en mission pour cette fouille, 3 d’entre elles moururent et il ne resta que les trois 3 Mexodannois p.101. Au vu des nombreux avertissements et dangers de morts, les autres pensaient qu’il fallait quitter les lieux. Mais l’égyptologue meneur trouvait qu’il est contraire à l’éthique de la science de capituler devant des faits logiquement non fondés. Il faut démontrer que la science a le dessus sur les faits paranormaux et que, d’une certaine manière, la persévérance permettrait de le démontrer p.102  

Pour accentuer les inquiétudes des chercheurs et les conforter dans leur décision, les animaux au sol disparurent et la momie apparut. Elle se leva, défit ses bandages, et au même moment l’échelle disparut, laissant sa place au haut de l’échelle. Elle n’était rien d’autre qu’un homme au teint bronzé, le pharaon Baka d’Egypte, méconnu dans l’histoire. Face à un tel événement, les chercheurs pourraient-ils avoir le courage nécessaire pour continuer leur travaux ? 

Toujours est-il qu’ils reçurent un rouleau de papyrus contenant des écrits hiéroglyphiques. Curieusement, Béhanzin apparut et assena un gifle au responsable qui se résout à prendre et à lire le rouleau en langue française. 

Le héro d’Abomey voulut que le rouleau soit lu en langue maternelle. Il insiste que sans nos traditions et nos langues, notre présent et notre futur seraient voués à l’échec. Ce que fit le Mexodannois en lisant en fon, la langue dominante. 

Face aux désirs de pouvoirs, de succès et de gloire, les hommes se transforment en des êtres apathiques, sans peur, sans foi ni loi. p.92. Dans cette nouvelle l’auteur met l’accent sur certains aspects dont dépendent le développement des peuples africains. Il faut déjà comprendre clairement que le Quéfria n’est rien d’autre qu’une anagramme du mot Afrique comme les autres noms : Méxodan = Dahomey, Lima = Mali, Faso = Burkina Faso, Negal = Sénégal. 

L’ouvrage Wanilo de Rabelais Mahougnon KPECHEKOU prône l’unité africaine et met un accent singulier sur la sauvegarde des patrimoines naturels. Ce qui serait le message envoyé au monde des mortels par des dieux égyptiens Anubis et Osiris en éliminant tous les chercheurs qui ont porté atteinte à la vie des animaux. 

Il souligne le rôle de la lecture et des livres  : s’il y a une chose qui nous fortifie et nous informe, c’est la lecture. p.100. Il évoque aussi les vœux du pharaon et autres souverains défunts pour Quefria, l’origine de la puissance et de l’armée de Behanzin pour combattre les Blancs, Les secrets de la connaissance égyptienne. Il expose egalement un contenu utile pour forger la puissance militaire du Quefria en général. 

Vu que le livre est en train d’être lu en 2070, l’émergence de Quefria n’aurait été possible si le livre n’était pas tombé dans les mains des vrais gouvernants quefrians. Il est donc important pour tous ceux qui aspirent à diriger les pays africains de lire ce livre et de découvrir ce secret. Celui-ci est éparpillé sur les différentes pages du livre. Cependant, l’auteur y a mis un accent particulier sur le contenu utile dans la NOUVELLE les QUATRE COMBAT DU JUSTICIER qu’il faut lire absolument. 

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