Une vie d’étudiant de Nadine NKENGUE
Une vie d’étudiant de Nadine NKENGUE

Une vie d’étudiant de Nadine NKENGUE

Une vie d’étudiant est le titre du tout premier roman de Nadine NKENGUE. Il est publié en 2016 aux Éditions Proximité. Sur 129 pages, l’auteure nous raconte l’histoire de Jonathan Akoumou, un jeune garçon très brillant. Parti en ville après son Baccalauréat poursuivre ses études universitaires, il sera confronté à moult problèmes. Comment s’en sortira-t-il loin de sa mère ? Comblera-t-il les attentes de sa famille, lui sur qui tous comptaient ?

Une vie d'étudiant de Nadine NKENGUE

Présentation de la couverture du livre et impressions.

Le roman Une vie d’étudiant de Nadine NKENGUE se présente sur un fond blanc. À la première de couverture, transparaît : 

  • le nom de l’auteur, 
  • le titre de l’œuvre, 
  • le genre de l’œuvre, 
  • une image précédée par le nom de la maison d’édition. 

L’image montre une rue où on voit des véhicules sur le bitume ainsi qu’un passant. L’image en gros plan est celle d’un jeune vendeur de crédit entouré de part et d’autres d’affiches présentant les différents réseaux mobiles disponibles. Derrière ce jeune vendeur, se trouvent d’autres vendeurs. On aperçoit une dame assise à une table surveillant ses marchandises. 

La troisième de couverture présente le nom de la maison d’édition, celui de l’œuvre puis enfin celui de l’auteur.  À la quatrième de couverture, se trouve à gauche un mini format de l’image de la première de couverture. Puis à droite figurent quelques paragraphes tirés de l’œuvre, suivie d’une photo de l’auteur. 

Il y a aussi une brève bibliographie, de la source de la photo de couverture. Cela est  précédée du nom de la maison d’édition puis enfin au bas de page du numéro ISBN. 

À partir de la première de couverture et du titre de l’œuvre, on peut s’imaginer qu’il s’agirait dans l’œuvre d’une intrigue autour de la jeunesse. Le titre étant révélateur du contenu de l’œuvre, nous apprend qu’il serait question dans l’œuvre, des étudiants. 

Résumé de l’œuvre Une vie d’étudiant de Nadine NKENGUE 

Nadine NKENGUE, sur un fond humoristique, raconte l’histoire de Jonathan Akoumou. Ce dernier est un jeune homme très brillant qui après l’obtention de son baccalauréat parti en ville poursuivre ses études universitaires. Là-bas, il sera confronté à plusieurs difficultés et souvent nostalgique, quelques fois,  quand il pense à sa famille. 

Nouvel étudiant, Jonathan Akoumou comme tout néophyte, eut un mal fou à s’adapter à ce nouveau monde qui ne cessait de le fasciner.  

Il rencontra Brice, un jeune homme à la langue en bandoulière avec qui il partagera la chambre. Parce que ne pouvant plus payer le loyer, il fut mis à la porte par Papa Rigo : le propriétaire. Et ne serait-ce grâce à son ami Brice, il passerait ses nuits à la belle étoile. Comptant sur la bourse pour aider sa famille, celui-ci ne figurait malheureusement pas sur la liste des boursiers. 

Devenus amis, Jonathan aidait Brice qui en plus d’être un coureur de jupons, se révèle être “le dieux des paresseux ”. Brice sollicitait souvent l’aide de son ami Jonathan pour pouvoir faire les devoirs. Cependant Jonathan ne semble pas digérer Patricia, la sœur de Brice. Celle avait un bec de lièvre, qui s’ajoutant à ses manières, l’indisposait grave. 

Patricia, sa beauté aidant, se retrouvait dans de belles grâces car flirtant avec quelques messieurs à grosses caisses et professeurs. Elle s’occupait de son frère Brice. 

Maintes fois, elle reprocha à son frère le fait d’avoir fait de son domicile un lieu où tout le monde pouvait dresser la natte. Jonathan ne pouvant plus supporter Patricia fit apprendre son départ à Brice. Celui-ci s’y opposa et Jonathan, d’ailleurs, n’avait nulle part où poser la tête. 

À l’approche des examens, Brice devint de plus en plus sérieux et appela Jonathan au secours. Malheureusement Brice ne terminera pas les examens parce que surpris en flagrant délit de tricherie. C’est également le cas de sa sœur Patricia. Après l’affichage des résultats, Jonathan Akoumou ne fut pas admis. 

Il découvrit finalement que pour réussir à l’université il fallait glisser quelques billets. Ce qui dans le cas des filles était plus facile parce qu’elles offraient leur corps. 

Révoltés parce que n’ayant pas perçu leur “epsi-epsi” (bourse) les étudiants se lançaient dans des actes de vandalisme. Cela conduisit plusieurs dans les  “gentils cars” (voitures de police). Parmi ceux-ci figurait Patricia qui ayant tenu tête aux “ mbérés” (flics) fut embarqué. Brice son frère appela à l’aide celui qu’il appelait le “Big Boss”, l’un des amants de sa sœur.

Malheureusement celui-ci le renvoya comme un inconnu. Jonathan consolait son ami, bien que n’aimant pas trop sa sœur. Ironie du sort, Jonathan fut le sauveteur de Patricia qui voulait presque déjà passer de vie à trépas parce qu’ayant avorté. Cette dernière fut si reconnaissante et sa reconnaissance étonna Jonathan Akoumou. 

Et comme l’être humain est toujours guidé par ses intérêts, celui-ci fut utilisé par Patricia et sa sœur afin d’entrer en contact avec le député Zibi. Ce dernier venait d’Akomendibi, le même village que Jonathan. Ayant obtenus ce qu’ils voulaient, Jonathan ne fut pour eux qu’un pur inconnu.

Analyse et avis critique sur l’ouvrage Une vie d’étudiant de Nadine NKENGUE

Le roman Une vie d’étudiant, de Nadine NKENGUE est une œuvre bien conçue qui révèle les arcanes de la vie estudiantine. L’auteure, avec humour et dextérité, a réussi le mariage entre fiction et réalité. Surprenant parfois par sa maîtrise des arcanes de la vie estudiantine, Nadine NKENGUE nous montre qu’elle n’est pas née de la dernière pluie. 

Ce qui tend à dire comme on le dit communément chez nous : <<On apprend  pas à un vieux singe à faire des grimaces.>>  L’auteure nous présente sur plateau d’or, les années d’insouciance et de tranquillité qui ont jalonné notre vie d’étudiant. Loin d’être une simple histoire, l’histoire du personnage principal Jonathan Akoumou, c’est plutôt l’histoire de tous ceux-là qui ont pris par le cursus universitaire. 

Nadine NKENGUE nous laisse voir dès les premières pages, l’importance des parents. Mieux, elle nous montre à travers le personnage de Amélia, mère de Jonathan, le rêve de tout parent. Ce rêve qui n’est rien d’autre que de voir leurs enfants s’épanouir. Cela s’illustre à la page 16 de l’œuvre, lorsqu’ayant obtenu brillamment son baccalauréat, Amélia jubilait de joie : 

<< Voici mon fils oooooooh! le sang de mon sang…! Bachelier ! Mon fils! Qui a le bac ! Ohlolololooo…!>> 

Une joie qui n’est pas seulement de la mère Amélia mais également du père Akoumou. Les propos du père Akoumou nous démontrent l’importance, la valeur de la bénédiction des parents. Cela s’illustre à la page 17 lorsque le père Akoumou affirme : << Vas-y, toi mon enfant, Akoumou Zoné, je te bénis. Si tu es vraiment le sang de mon sang, tu seras un grand dans ce pays.>>

Aussi voit-on une ironie de l’auteure qui, loin de plaire, dénonce les mauvaises pratiques, mieux montre jusqu’à quel point certains enseignants sont corrompus. Cette ironie par laquelle l’auteure dénonce cette pratique est saisissante : 

<< En effet, il devait cette distinction honorifique à l’idée malencontreuse d’avoir confondu les frais d’examens officiels à ses propres économies.>> p18. 

Drôle de confusion n’est-ce pas ! Mais oui, c’est bien un pan de la réalité du secteur éducatif en Afrique. Faut-il également souligner la duperie ainsi que les magouilles de certains hommes politiques qui vendent le rêve aux peuples pour obtenir leur place. Après l’obtention de cette dernière, il sont frappés comme le dit Nadine NKENGUE avec son fond humoristique par une << satanée amnésie irréversible.>> p.23.

Plus loin Nadine NKENGUE, par la métaphore de la chambre de Jonathan Akoumou nous montre les conditions dans lesquelles vivent la plupart des étudiants africains : 

<< Il partageait donc le local avec une colonie de cafards et de souris.>> 

Sur un ton ironique toujours à la même page, elle continue : 

<< L’hospitalité légendaire africaine obligeant, il avait fini par s’habituer à la présence de ses co-chambriers. >>

Tout ceci pour montrer le cauchemar que vivent certains étudiants africains “mal nés”.  L’auteure nous montre un peu plus loin, la précarité des conditions dans lesquelles se déroulent les cours dans la plupart des amphithéâtres des universités en Afrique. L’auteure à travers ces allégories, ces descriptions, cherche à interpeller le bon sens des autorités sur ce fait : 

<< Il venait de risquer, pendant deux heures, la surdité et l’asphyxie.>> p.26.

Il faut également préciser qu’en dehors de ces différentes conditions de vie des étudiants, l’auteure n’oublie pas le côté qui interpelle plus les sens : celui des relations entre enseignants et enseignés. Les universités sont devenues des lieux où les jeunes sont souvent facilement influencés, mais développent également des habitudes contraires à leur éducation. 

Autrement dit, ces jeunes développent des attitudes contraires à la bienséance. La plupart d’entre eux le font par suivisme. On peut voir cela aux pages 26 et 28 de l’ouvrage où l’auteure nous met en face du fait accompli. 

<< À un moment, quelqu’un injuria le prof.>> p.26. 

Puis un peu plus loin, l’auteure montre le pouvoir que la fréquentation de certaines personnes peuvent avoir sur d’autres. Ceux-ci étaient autrefois “modèles”. On voit cela à la page 28 lorsque l’auteure raconte : 

<< Il lui arrivait à lui-même aussi, Akoumou, de joindre sa voix à celles des autres pour crier des choses qui auraient pu donner une rupture d’anévrisme à Amélia, sa mère.>>

Nadine NKENGUE à travers les conditions de vie de la famille Akoumou nous montre que malgré la pauvreté de certaines familles, celles-ci continuent de maintenir les bonnes valeurs. Et ces familles sont souvent soudées. On peut le voir à la page 30 : 

<< Le poulet démantelé était redistribué selon un ordre et une religiosité immuables depuis la nuit des temps. Les cuisses et le gésier revenaient d’office au père Akoumou.>> 

D’une autre part, l’auteur nous montre la force de la tradition qui amène les enfants à croire en eux. On voit ici la consommation du gésier de poulet qui n’était destinée qu’au chef de famille. Mais ici le père Akoumou le partagea avec son fils. Ceci ne fit pas sans effet sur le jeune Jonathan car pour lui, << Il lui attribuait la qualité d’homme, d’adulte.>>

L’auteure ne rate aucune occasion dans son œuvre pour dénoncer la discrimination qui dicte parfois sa loi dans les universités. Cette discrimination fondée sur la misogynie. Les enfants sont souvent éduqués dans des milieux où ils observent que la femme n’a pas droit à la parole. C’est toujours l’homme le responsable, ces enfant finissent par développer une forme d’aversion envers le sexe féminin souvent qualifier de “ faible ”. 

Elle nous montre cela à la page 35 lorsqu’elle explique que : 

<< Les gars ne toléraient pas du tout la présence des filles au resto.>> 

Et l’auteure de crier, d’exprimer son indignation face à cette situation : 

<< Comme si le fait d’être une fille était essentiellement incompatible avec le restaurant universitaire.>> 

Le milieu universitaire, n’est pas pour les “garçons à maman ou filles à papa”. C’est un milieu où chacun se prend en charge et ne se laisse pas piétiner dessus. Ce n’est également pas un milieu où il faut jouer les moralistes ou les saintes nitouches. C’est ce qu’explique Brice à Jonathan. 

Il lui faisait comprendre qu’il doit être rusé : << Pauvre idiot, cette société va te bouffer, tu verras ! >> p.55 

Si certains étudiants sont conscients de leur avenir donc studieux, d’autres n’en ont rien à faire. Parmi cette dernière catégorie, se retrouve Brice. Ce dernier, qui passait ses journées sous les jupons des jeunes étudiantes, finit par être suspendu de la composition parce qu’ayant user de tricherie. 

<< … Quelle histoire ! Brice Akoe ! Exclu ! Pour tricherie flagrante ! >>p.75.  

Ceci fut également le cas de sa sœur Patricia. Jonathan Akoumou supposait alors que la tricherie était transmise par gènes dans leur famille. Il remercia ses parents parce que comprenant à présent l’importance d’une bonne éducation. 

<< Il remercia rapidement le vieux Akoumou et la vieille Amélia de ne lui avoir pas légué de tels gènes.>> p78.

L’auteure nous montre également l’atmosphère qui règne dans l’université quand la bourse des étudiants n’est pas versée. Ces jeunes étudiants commettent des actes de vandalisme. Nadine NKENGUE nous explique cela à la page 90 : 

<< Le campus ressemblait à un champ de bataille dévasté. Vitres, pancartes, poteaux gisaient ça et là.>> 

Ces genres de situations ne se terminent pas souvent bien parce que les flics viennent faire le ménage, ramassant tous ceux qu’ils voyaient dans leur véhicule. Certains étudiants, par insouciance, caressaient parfois le rêve de se retrouver dans ces véhicules parce que désirant être près des jeunes étudiantes. Parmi ceux-là se trouve Brice, l’ami de Jonathan qui en toute insouciance déclarait : 

<< Tu sais quoi ? dit Brice , je regrette même de n’avoir pas été arrêté, tu as vu toutes ces nanas-là ? Papapapahh, paapahh…>> p 95. 

Nadine NKENGUE nous montre également à travers son œuvre qu’il y a toujours une première fois : des premiers coups coeurs, des rencards un peu foirés… Jonathan ne fut pas à l’abri des déceptions amoureuses. Alors son ami Brice le consolant lui faisait comprendre : 

<< Gars, on est en Fac ! Réveille-toi ! Il y a les nga à gogo ; partout partout ! Si ça te dépasse même ici, il y a le lycée à côté, le CES.>> p112. 

L’auteure par là, nous montre également l’insouciance qui anime les jeunes gens. Ces derniers qui souvent pensent que la vie est un jeu d’enfant. L’auteure nous montre que cela n’est pas sans conséquence. Elle nous montre cela à travers le personnage de Patricia qui après avoir avorté, faillit casser sa pipe (mourir). 

<< Un corps, celui de Patricia sans nul doute, était étendu par terre, dans une pose grotesque.>>

4 ème de couverture du livre Une vie d'étudiant de Nadine NKENGUE

Le roman Une vie d’étudiant de Nadine NKENGUE, est composé de treize chapitres tout aussi amusants qu’instructifs puis d’une liste d’ouvrages publiés dans la même collection. L’œuvre est accessible à tous, car l’auteure usant du registre familier mélanger à l’argot camerounais, permet une compréhension plus aisée de l’œuvre. 

Nadine NKENGUE à travers son chef-d’œuvre, nous plonge dans le quotidien des étudiants, de la vie estudiantine en générale. Il faut souligner que sur un tableau humoristique, l’auteur s’installe avec son lecteur et le fait voyager à travers chaque chapitre. Cet ouvrage permettrait à quiconque, étudiant ou pas, de revivre les moments difficiles ainsi que joyeux passés sur les bancs de l’amphithéâtre. 

Mais surtout à ceux qui n’ont jamais fait l’expérience de la vie d’étudiant, l’auteure avec une habileté sans pareille, les embarque dans un voyage enrichissant ainsi que palpitant.

Il faut dire cependant que loin de seulement distraire, cette œuvre peut servir de parchemin aux étudiants afin qu’ils sachent comment se comporter. L’œuvre permet également aux jeunes gens, de comprendre la responsabilité qui est la leur : celle de prendre en main leur destin. 

N’ignorant pas les mutations permanentes que connaît nôtre siècle, l’auteure nous appelle à une prise de conscience. Une prise de conscience du rôle qui est le nôtre de perpétuer les bonnes pratiques et de tourner dos aux mauvaises.

Quelques thèmes abordés dans l’œuvre

Le roman Une vie d’étudiant de Nadine NKENGUE, regorge une flopée de thèmes différents, tous étant d’actualité. On peut en citer ici, quelques uns: 

 • La prostitution,

•La corruption,

• La pauvreté,

• L’éducation,

• La politique…

Études de quelques personnages de l’œuvre

– Le père Akoumou : C’est le chef de la famille Akoumou, père de Jonathan et Abouissili, époux de Amélia. Il symbolise la force et la responsabilité. À travers son silence, il symbolise la sagesse.

Amélia Akoumou : Elle est l’épouse de Papa Akoumou. Mère de Jonathan et de Abouissili. Elle est une brave femme, luttant bec et ongles pour nourrir sa famille. Elle symbolise la femme africaine résiliente.

Abouissili Akoumou : Elle est la sœur de Jonathan Akoumou. Elle fut enceintée par le curé du village et devint mère  de trois enfants. Elle était tellement contente de la réussite de son frère au baccalauréat. Pour elle, son frère la vengerai contre le curé.

Jonathan Akoumou : Il est un jeune homme très brillant qui fit la fierté de sa famille par sa réussite au baccalauréat. Il partit en ville pour poursuivre ses études à l’université. Il est également l’oncle des jumeaux. Il symbolise le jeune fort, battant pour subvenir aux besoins de sa famille.

– Le Curé : C’est un homme de Dieu pas vraiment fervent. Le lieu où il cherchait son “dieu” était sous les jupons des jeunes fidèles. Il est d’ailleurs le père des enfants d’Abouissili. Il s’enfuit après avoir mis en enceinte cette dernière.

Zibi : C’est un homme politique issu du village d’Akomendibi. Ce dernier lors des élections servait de délicieuses paroles aux villageois qui votèrent pour lui. Une fois élu, il oublia ses promesses. Il est symbole de la corruption, et de la manipulation.

Yébilé : De son vrai nom, Apollinaire M’ba il est le seul chauffeur du village, surnommé “Yébilé”. Il a baptisé son véhicule déjà au bord de la mort, “Toujours à l’heure”. C’est un homme arrogant qui se moque de tout le monde.

– Le vieux Angoula : C’est un veuf septuagénaire accusé d’avoir tué sa femme Amélia. Il est considéré comme un sorcier. Ne pouvant plus supporter les critiques ainsi que les propos acerbes des villageois, il mourut de chagrin. 

Brice : Il est l’ami de Jonathan Akoumou et frère de Patricia. C’est un jeune homme paresseux,  toujours derrière les jupons des étudiantes. Il a recueilli Jonathan chez lui quand celui-ci fut mis à la porte par son propriétaire.

Patricia : Elle est la sœur de Brice. C’est une jeune étudiante qui vivait la belle vie, parce que sortant avec des professeurs et de grands hommes. Elle s’occupait de son frère Brice. Tombée grosse, elle avorta et faillit perdre la vie mais fut sauvée par celui qu’elle n’aimait pas : Jonathan Akoumou

Big- Boss : C’est le titulaire de Patricia. Il est un homme influent à qui Brice devait le confort dans lequel, lui et sa sœur vivait. Il abandonna Patricia une fois que celle-ci fut embarquée par la police et renvoya son frère Brice qui était venu demander son aide. Il symbolise le briseur d’avenir des jeunes étudiantes. 

Agatha : Elle est l’amoureuse de Jonathan Akoumou. Ce dernier perdit sa Juliette qui s’était acoquiné au caïd. 

Aurélie : Elle est l’une des nombreuses prétendantes de Brice. Elle fait partie du même groupe de TD que Jonathan et Brice. 

Akonté Marguerite : C’est une jeune étudiante, qui fut la voisine de Jonathan à l’examen oral. Elle obtient la note de 14/20 à l’examen après avoir payé à l’aide de son corps le professeur. 

L’enseignant : C’est un homme pervers et corrompu qui couchait avec les étudiantes pour leur offrir des notes. Il symbolise le mauvais éducateur, ne cherchant qu’à gratter son entre-jambes sous la jupes de ses étudiantes. 

Le taximan : C’est un homme volubile qui ayant conduit Patricia qui saignait, Brice et Jonathan à l’hôpital, s’en prenait à Jonathan parce que celui-ci ne le payait pas. 

Quelques citations ou paroles de sagesse tirées de l’œuvre

– << Et personne n’ignore que les femmes, ça bavarde.>> Jonathan Akoumou p.64

– << La chance, il faut aller la chercher là où elle se trouve. Elle ne te tombera jamais dessus

toute seule.>> Brice p.53

– << La peur et l’intérêt font commettre de drôles choses aux gens. >> Père Akoumou p48

– << Qui ignore ne souffre pas.>> Brice p92

– << Si ce n’est pas ce village qui l’a vu naître, nous verrons…!>> p5.

Bref aperçu sur l’auteur  

Nadine NKENGUE est diplômée en sciences politiques et originaire de Sangmelima au sud du Cameroun. Elle est la directrice-fondatrice d’un groupe scolaire. Elle est l’auteur de deux recueils de poèmes : 

– Mélodies et 

– À fleur de peau, tous publiés aux Éditions Proximité.

Régis MAHOUTON HANTAN et Nadine NKENGUE auteure du livre Une vie d'étudiant

Régis Mahougnon HANTAN est écrivain, poète-slameur, musicien et Chroniqueur littéraire à L’ivre du Livre. Il est philosophe de formation à l’UAC (Université d’Abomey-Calavi).

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