Le FILAB, un levier de développement pour le Bénin : Gervais Dassi défend la pertinence du Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin lors de la causerie ÌMANLÈ-ÌLÙ n°157 

Le dimanche 02 août 2026, le Forum Intelligentsia de Dassa a consacré sa 157ᵉ causerie ÌMANLÈ-ÌLÙ au Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin (FILAB), l’un des principaux rendez-vous consacrés au livre et aux industries culturelles au Bénin. Animée par A. Wenceslas Ardeau DEGLA, cette rencontre a reçu comme invité Gervais Dassi Akotchayé (DAG), Commissaire aux finances, à la mobilisation des ressources et au marketing du FILAB. Pendant près d’une heure et demie, les échanges ont permis de revenir sur la vision, les objectifs, les acquis et les perspectives du festival, tout en abordant les grands enjeux du livre, de la lecture, de l’éducation, des industries culturelles et de leur contribution au développement du Bénin. De la place du livre dans la construction d’une nation aux retombées économiques et touristiques du FILAB, en passant par les défis du financement, les opportunités offertes aux acteurs de la chaîne du livre et la programmation de la quatrième édition, cette causerie a mis en lumière le rôle stratégique que peut jouer la culture dans le développement durable du pays. 

CIL : Le Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin : qu’est-ce c’est ? 

DAG : Comme vous l’avez sans doute deviné, le Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin (FILAB) est un rendez-vous culturel majeur de l’espace francophone, de l’Afrique de l’Ouest en particulier, qui célèbre chaque année depuis 2023 la littérature et les arts. Il a été initié et est dirigé par l’écrivain Ezin Komi avec une équipe composée de plusieurs autres acteurs de la chaîne du livre. Il réunit à Cotonou depuis 4 ans déjà des écrivains, éditeurs, artistes et passionnés de plusieurs nationalités pour valoriser le patrimoine textuel et artistique. 

Quand on parle du livre et des arts assimilés, de quoi parle-t-on concrètement ? 

DAG : Dans notre cas ici, quand on parle du livre et des arts assimilés, il faut comprendre qu’il s’agir dans un premier temps du livre sous toutes ses formes ainsi que les arts qui sont reliés aux livres comme la peinture à travers la couverture et l’illustration des livres, les arts de scène à travers le théâtre, la musique à travers la poésie et bien d’autres. Cela regroupe donc le livre, l’objet imprimé ou manuscrit et bien entendu les versions numériques et audios, ainsi que toutes les pratiques créatives, techniques et visuelles qui lui sont liées, qu’elles se trouvent dans ses pages ou qu’elles prolongent l’écriture sur scène et dans l’espace. 

Quelle est la vision du FILAB et quels en sont les objectifs ?

DAG : Le FILAB (Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin) a pour vision de promouvoir le livre, la lecture et la culture comme des leviers essentiels d’éducation, d’innovation, de dialogue et de paix, tout en positionnant durablement le Bénin comme un carrefour culturel majeur en Afrique et à l’international. 

Il a entre autres pour objectifs 

  • Promotion des œuvres : plus précisément la mise en valeur des créations des auteurs et artistes du Bénin, d’Afrique et d’ailleurs.
  • Visibilité des acteurs : ici il vise à renforcer la présence et la reconnaissance des écrivains et des artistes auprès du grand public. 
  • Participer à l’éducation de la jeunesse : le but visé ici est d’encourager les jeunes générations à s’approprier le livre et à développer le goût de la lecture. 
  • Servir de cadre d’échange pour tous les acteurs du secteur au Bénin comme à l’international : Servir de carrefour de réflexion, de création et de transmission entre professionnels et passionnés de culture.  

Quels sont les acquis des éditions précédentes ? 

DAG : Plusieurs acquis sont à l’actif du Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin. D’abord, l’initiation d’un tel rendez-vous culturel a permis de structurer davantage mais également de dynamiser l’écosystème littéraire et artistique au Bénin. Cela s’est fait à travers plusieurs réalisations concrètes. Il y a très peu d’événement culturel majeur qui se déroule dans le pays alors et pire les événement littéraire, étaient quasi inexistants. A l’exception de quelques foires, rendez-vous national, cafés littéraires, rencontres d’auteurs qui se déroulent d’ailleurs de façon sporadique; il faut avoir le courage de dire qu’aucun événement d’ampleur ne s’organise au Bénin. Avec l’arrivée du FILAB en 2023, cela s’est un peu amélioré, non seulement du fait de la régularité de l’organisation mais cela a impulsé d’autres événements et permis ainsi de dynamiser le secteur du livre. 

A cela, il faut ajouter les multiples relations que le FILAB a permis de tisser à l’international. Grâce au FILAB plusieurs autres initiatives autour du livre, plusieurs livres, auteurs et œuvres d’arts sont mieux connus dans plusieurs pays africains. On peut donc dire que le FILAB a facilité la promotion des auteurs; la mise en lumière des œuvres d’écrivains béninois et africains; les échanges professionnels à travers la création d’un cadre de partage et de réflexion entre éditeurs, libraires, auteurs et chercheurs. 

L’année dernière (3e édition (2025)) par exemple, nous avons mené une édition axée sur les industries culturelles, ce qui a posé les bases d’une réflexion approfondie sur « L’industrie culturelle à l’ère du numérique », permettant ainsi de questionner l’avenir des pratiques littéraires face aux technologies. …

Quelle place occupe aujourd’hui le livre et les arts dans le développement d’une nation ? 

DAG : Je préfère vous laisser cette citation inspiré de l’écrivain kényan  Ngũgĩ wa Thiong’o qui dit  « Un peuple qui ne lit pas laisse d’autres penser, décider et écrire son histoire à sa place. »  

DAG : Le livre occupe une place centrale dans le développement d’une nation, en premier dans l’éducation. Le livre en ce sens développe l’esprit critique tout en donnant accès au savoir. Les livres et la lecture ouvrent l’esprit et aident à former des citoyens instruits. Il permet au lecteur de questionner le monde et le pousse à réfléchir par lui-même. Le livre est aussi un vecteur de transmission des valeurs, à travers histoires, les œuvres permettent de perpétuer les traditions d’un peuple.

Il facilite également l’unité nationale, les livres rassemble des groupes de toutes origines autour de symboles partagés. Une nation qui crée brille plus fort à l’étranger et gagne en pouvoir d’influence. Les expositions et les livres créent des espaces de discussion entre les citoyens. 

Le livre participe aussi fortement à la création de richesses. Les industries créatives rapportent de l’argent et diversifient l’économie nationale en créant des emplois stables. Le secteur du livre offre du travail aux auteurs, peintres, éditeurs, techniciens et acteurs. Les festivals autour du livre attirent les visiteurs étrangers et leurs dépenses. 

Le livre crée donc des emplois, renforce l’économie de la culture et bâtit l’identité nationale. De plus, ils favorisent le lien social, l’esprit critique et l’éducation des citoyens, tout en portant la voix du pays à l’international. 

Le Bénin fait-il suffisamment la promotion de la lecture ?

DAG : Vous devez savoir que non. Peut-être par choix politique. Peut-être par ignorance. Mais je crois personnellement que le Bénin ne fait pas suffisamment la promotion de la lecture parce que nos autorités n’ont pas les données et ont souvent d’autres urgences comme la santé des populations, l’agriculture pour permettre à chaque citoyen de nourrir convenablement son corps et d’autres urgences dans cet ordre. Nos politiques sont donc aspirer par les urgences qu’ils en viennent à oublier les priorités d’une nation. La lecture, l’éducation fait partie, si elle n’est d’ailleurs pas la première, de ces priorités. 

Quels sont les  obstacles à la culture de la lecture chez les jeunes ? 

DAG : Les obstacles sont multiples et se renforcent mutuellement. Le premier est sans doute le manque d’accessibilité au livre. Au Bénin, toutes les communes ne disposent pas de librairies, encore moins de bibliothèques ou d’espaces dédiés à la lecture. Les activités de promotion du livre restent également insuffisantes, ce qui limite les occasions pour les jeunes de découvrir le plaisir de lire. 

À cela s’ajoute une faible priorité accordée à la lecture dans les politiques publiques. Les autorités sont souvent mobilisées par des urgences légitimes, comme la santé, l’agriculture ou l’emploi, mais l’éducation et la lecture, qui constituent pourtant des investissements fondamentaux pour le développement d’une nation, passent parfois au second plan. 

Enfin, les réseaux sociaux et les contenus numériques occupent une place de plus en plus importante dans le quotidien des jeunes. En l’absence d’une véritable éducation aux usages du numérique et d’une politique active de promotion de la lecture, ces outils deviennent souvent des concurrents du livre plutôt que des leviers pour le faire découvrir. 

Développer la culture de la lecture suppose donc d’agir simultanément sur l’accessibilité au livre, l’animation autour de la lecture, la sensibilisation des familles et des écoles, ainsi que sur une meilleure intégration du livre dans les politiques publiques de développement. 

Du 08 au 10 Octobre prochain, aura lieu à Cotonou la 4ème édition du FILAB. Quel sera le menu ?

DAG : Le FILAB 2026 proposera une programmation riche et diversifiée, pensée pour rassembler les professionnels du livre, les artistes, les chercheurs, les étudiants, les scolaires et le grand public autour de la culture, de la création et de l’innovation.

Au programme figurent notamment :

  • la foire international du livre avec des maisons d’édition, librairies et auteurs (des exposants) venus de plusieurs pays ; 
  • des conférences, panels et tables rondes sur les enjeux du livre, de la lecture, des industries culturelles et du numérique ; 
  • des séances de dédicaces et de rencontres avec les auteurs ; 
  • des ateliers de formation et de renforcement des capacités destinés aux différents acteurs de la chaîne du livre ; 
  • des expositions de livres et d’œuvres artistiques ; 
  • des animations littéraires, lectures publiques et activités jeunesse ; 
  • la Grande Dictée Nationale du FILAB ; 
  • la finale et la remise des prix des différents concours littéraires organisés dans le cadre du festival ; 
  • des rencontres professionnelles favorisant le réseautage, les partenariats et les opportunités d’affaires ; 
  • des spectacles, prestations artistiques et animations culturelles mettant en valeur la richesse des arts assimilés. 

Cette quatrième édition sera également une occasion privilégiée de réfléchir à l’avenir de l’industrie du livre en Afrique, de promouvoir les talents du continent et de renforcer la coopération entre les différents acteurs culturels. 

Le festival offre-t-il une visibilité suffisante aux écrivains béninois ?

DAG : Le FILAB joue aujourd’hui un rôle majeur dans la promotion des écrivains béninois, même si des défis subsistent. En quatre éditions, il s’est progressivement imposé comme un véritable carrefour d’échanges entre auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, chercheurs, lecteurs, médias et partenaires. Organisé chaque année en octobre, il contribue à institutionnaliser un grand rendez-vous de la rentrée littéraire au Bénin, offrant aux auteurs une vitrine pour présenter leurs œuvres, rencontrer leur public et développer leur réseau professionnel. 

Le festival accorde également une place importante à la jeunesse à travers des concours, des rencontres scolaires, des ateliers, des conférences et des animations qui encouragent la lecture et éveillent les vocations d’écrivains. Cette implication des jeunes générations participe à la valorisation durable de la littérature béninoise. Bien sûr, il reste encore des efforts à fournir pour renforcer la visibilité des auteurs tout au long de l’année, mais le FILAB constitue aujourd’hui l’une des principales plateformes de promotion et de rayonnement du livre béninois. 

Quel peut être l’apport des illustrateurs, conteurs, slameurs, poètes et artistes  ?

DAG : Les illustrateurs, conteurs, slameurs, poètes et autres artistes jouent un rôle essentiel dans le développement de la lecture et de l’industrie du livre. Ils permettent de faire vivre les œuvres au-delà des pages en les mettant en voix, en images ou en scène. Leurs performances rendent le livre plus accessible, notamment aux jeunes, et attirent des publics qui ne fréquentent pas spontanément les bibliothèques ou les librairies.

Au FILAB, ils contribuent à créer une véritable expérience culturelle en mêlant littérature, arts visuels, musique, conte, slam et poésie. Cette diversité favorise les échanges entre les disciplines, valorise les talents locaux et démontre que le livre est au cœur des industries culturelles et créatives. En rapprochant les arts et la littérature, ils participent à faire du festival un espace vivant, inclusif et attractif pour tous les publics.

Quel impact le FILAB peut-il avoir sur la culture , l’éducation, l’économie et le tourisme de notre pays le Bénin ?

DAG : Le FILAB a été conçu comme bien plus qu’un simple salon du livre. Notre ambition est d’en faire un véritable levier de développement culturel, éducatif, économique et touristique pour le Bénin. 

Sur le plan culturel, le FILAB contribue à la valorisation et à la découvrabilité du patrimoine culturel béninois à travers le livre et les arts assimilés. Il met en lumière les auteurs, les éditeurs, les illustrateurs, les conteurs, les slameurs, les poètes, les artistes et les créateurs qui participent à la richesse de notre identité culturelle. C’est également un espace de dialogue entre les cultures africaines et celles du monde. 

Sur le plan éducatif, notre ambition est de rapprocher durablement le livre des populations. Le Bénin compte 12 départements, 77 communes, 546 arrondissements et plus de 5 200 villages et quartiers de ville. Notre vision est que chaque Béninois, où qu’il vive, puisse avoir accès au livre et à la lecture. Le FILAB veut contribuer à créer cette dynamique en encourageant la création de bibliothèques, de clubs de lecture, d’activités littéraires et de réseaux de diffusion dans toutes les localités. Son ouverture internationale permet également de connecter le Bénin aux autres pays, favorisant les échanges intellectuels, scientifiques et culturels.  

Sur le plan économique, un festival génère des retombées directes et indirectes. Les invités nationaux et internationaux séjournent dans les hôtels, consomment dans les restaurants, utilisent les transports, fréquentent les commerces et découvrent les produits locaux. Les imprimeurs, libraires, éditeurs, prestataires techniques, agences de communication, artisans et de nombreux autres acteurs bénéficient également de l’activité générée par l’événement. Au-delà des ventes de livres, c’est toute une économie locale qui est stimulée. 

Enfin, sur le plan touristique, le FILAB constitue une véritable vitrine pour la destination Bénin. Nous intégrons des visites touristiques dans notre programme afin de permettre à nos invités de découvrir les sites historiques, culturels et naturels du pays. Ces expériences laissent une image positive du Bénin, encouragent les participants à revenir en tant que touristes ou partenaires et contribuent au rayonnement international de notre pays.

En définitive, le FILAB est un investissement dans le capital humain. En faisant du livre un outil de développement, il participe à former des citoyens, à renforcer l’économie créative et à promouvoir l’image du Bénin comme une destination culturelle de référence en Afrique.

Quelles sont les opportunités et les perspectives qu’offre le FILAB aux  acteurs de la chaîne du livre  

DAG : Le FILAB offre aux acteurs de la chaîne du livre de nombreuses opportunités de collaboration, de formation, de réseautage et de développement de leurs activités. Le festival favorise les rencontres entre auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, imprimeurs, illustrateurs, diffuseurs, chercheurs et partenaires institutionnels, créant ainsi un véritable marché d’échanges. Il ouvre également des perspectives en matière de promotion des œuvres, de vente de droits, de partenariats, de financement de projets et de coopération internationale, tout en renforçant la professionnalisation et la structuration de l’industrie du livre au Bénin et en Afrique.

Quels sont les  défis auxquels fait face le Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin ?

DAG : Les défis sont nombreux, mais le principal reste celui du financement. Le FILAB est un projet d’intérêt général qui œuvre pour la promotion du livre, de la lecture et des industries culturelles. Ce n’est pas une entreprise à vocation lucrative ; il ne génère donc pas les ressources nécessaires pour couvrir l’ensemble de ses activités. Nous dépendons essentiellement de l’accompagnement des partenaires techniques, institutionnels et privés, ainsi que de la mobilisation des acteurs de la chaîne du livre. Malheureusement, cet accompagnement reste encore insuffisant, notamment de la part des pouvoirs publics. 

À cela s’ajoutent des défis organisationnels, notamment la mobilisation des ressources humaines, des participants et des partenaires. Beaucoup de ces difficultés sont d’ailleurs directement liées aux contraintes financières. Malgré tout, nous restons convaincus que le FILAB répond à un véritable besoin et nous poursuivons nos efforts pour en faire un rendez-vous culturel majeur au Bénin et en Afrique. 

Le FILAB est-il simplement un événement, ou constitue-t-il un véritable levier de développement intellectuel, économique et de rayonnement international pour le Bénin ? 

DAG : Le FILAB est bien plus qu’un événement. C’est un véritable levier de développement intellectuel, économique et de rayonnement international pour le Bénin. À travers le livre et les arts assimilés, il favorise la diffusion des savoirs, stimule les industries culturelles et créatives, crée des opportunités économiques pour de nombreux acteurs et contribue à renforcer l’image du Bénin comme une destination culturelle de référence en Afrique. 

Quelles sont vos recommandations pour renforcer l’impact du FILAB sur le développement  du Bénin ?

DAG : Je souhaite que les pouvoirs publics accordent une plus grande place au livre, à la lecture et à l’éducation dans les politiques de développement. Il est également essentiel d’accompagner durablement les initiatives culturelles comme le FILAB, qui contribuent à former les citoyens, à créer des opportunités économiques et à renforcer le rayonnement du Bénin à l’international.

Un message à l’endroit des amoureux du livre et des arts ? 

DAG : J’invite tous les amoureux du livre et des arts à participer massivement aux activités du FILAB. Toutes nos activités sont gratuites et ouvertes à tous. Venez vivre cette belle aventure culturelle et n’hésitez pas à en parler autour de vous afin de faire du FILAB un rendez-vous incontournable au Bénin et en Afrique.

Votre mot de fin.

DAG : Je vous remercie pour cette opportunité de parler du FILAB et des enjeux du livre au Bénin. J’invite chacun à nous rejoindre du 08 au 10 octobre 2026 à Cotonou pour célébrer ensemble le livre, la lecture et les arts. Le développement de notre pays passe aussi par l’éducation, la culture et le savoir. Faisons du FILAB une fierté nationale et un rendez-vous incontournable pour toute l’Afrique.

Au terme de cette causerie, un message fort se dégage : le FILAB ne constitue pas seulement un festival littéraire, mais un véritable projet de développement au service de l’éducation, de la culture, de l’économie créative et du rayonnement international du Bénin. À travers ses conférences, ses concours, sa foire internationale du livre, ses rencontres professionnelles et ses nombreuses activités ouvertes au public, il ambitionne de rapprocher durablement les populations du livre et de la lecture, tout en créant des opportunités pour les auteurs, les éditeurs, les artistes et l’ensemble des acteurs des industries culturelles.

Prévue du 08 au 10 octobre 2026 à Cotonou, cette quatrième édition, placée sous le thème « Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix », entend confirmer la place du FILAB parmi les grands rendez-vous littéraires et culturels d’Afrique francophone. Plus qu’un événement annuel, le festival se veut un investissement dans le capital humain, la paix, l’innovation et l’avenir, avec l’ambition de faire du Bénin une référence incontournable du livre et des arts assimilés sur le continent.

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