Après trois jours d’intenses activités consacrées au livre, à la lecture et à la promotion de la culture, la première édition du Festival du Livre de Parakou (FELIPA) a officiellement pris fin ce samedi 30 mai 2026 dans les locaux de la Bibliothèque CAEB-FV de Parakou Zongo. Point d’orgue de cette clôture : la proclamation des résultats des différents prix mis en compétition par les organisateurs afin de distinguer des acteurs engagés dans le développement du livre et de la culture au Bénin, plus particulièrement dans le septentrion. Devant un public composé d’auteurs, d’éditeurs, de promoteurs culturels, d’étudiants, d’enseignants et de passionnés de littérature, les organisateurs ont dévoilé les noms des lauréats des principales distinctions de cette première édition.
Trois distinctions pour récompenser l’engagement culturel
Le Prix du meilleur promoteur culturel a été attribué à Nassirou Abou, président de l’ONG Saawara Culture. Cette distinction récompense son engagement constant en faveur de la promotion culturelle et de la valorisation des initiatives artistiques et littéraires.
Le Prix de la meilleure maison d’édition est revenu aux Éditions Essaim Plumes, saluées pour leur contribution à l’édition béninoise et leur accompagnement des auteurs à travers des publications qui participent à l’enrichissement du paysage littéraire national.
Enfin, le Prix du Festival, principale distinction de cette première édition, a été décerné à Bruno Adjovignon Faïhoun pour son ouvrage Dix boules d’akassa ne me suffisent pas, publié chez Légende Éditions. Une récompense qui vient consacrer une œuvre ayant retenu l’attention du jury par sa qualité littéraire et les thématiques qu’elle développe.
À l’issue de la cérémonie, les organisateurs ont adressé leurs félicitations à l’ensemble des candidats ayant répondu aux différents appels à candidatures lancés plusieurs semaines avant le festival.
Trois jours de célébration du livre dans la cité des Kobourou
Du 28 au 30 mai 2026, Parakou a vécu au rythme du livre à travers une programmation riche et diversifiée. Tables rondes, cafés littéraires, ateliers d’écriture et d’illustration, expositions-ventes d’ouvrages, lectures publiques, projections de documentaires, performances de slam et de poésie ont permis de toucher différents publics.
Les activités se sont déroulées sur plusieurs sites de la ville, notamment à la Bibliothèque CAEB-FV, à l’Université de Parakou ainsi que dans plusieurs établissements scolaires, conformément à la volonté des organisateurs de rapprocher le livre des populations et particulièrement des jeunes.
Cette approche multisite a contribué à créer une véritable dynamique autour de la lecture dans la ville, transformant pendant trois jours la cité des Kobourou en un vaste espace de rencontres, d’échanges et de découvertes littéraires.
« Lire pour bâtir » : un message fort
Placée sous le thème « Lire pour bâtir : le livre comme ciment du vivre-ensemble », cette première édition du FELIPA a voulu rappeler le rôle fondamental du livre dans la construction de sociétés plus ouvertes, plus inclusives et plus solidaires.
Pour les organisateurs, la lecture constitue un puissant levier d’éducation, de citoyenneté et de cohésion sociale. Elle favorise le dialogue entre les générations, encourage l’ouverture à l’autre et contribue à la formation de citoyens éclairés.
Cette conviction a été largement développée par le Délégué général du festival, Francel Sèna Loko, qui a souligné à plusieurs reprises l’ambition du FELIPA de devenir un rendez-vous littéraire majeur dans le nord du Bénin.
Une attention particulière accordée à la jeunesse
L’un des axes majeurs du festival a été la mobilisation des jeunes autour du livre. Plusieurs activités pédagogiques et interactives leur étaient spécialement destinées afin de stimuler leur créativité et leur goût de la lecture.
Les organisateurs ont également souhaité montrer que le livre peut sortir des bibliothèques et des salles de classe pour investir pleinement les espaces publics et les pratiques culturelles contemporaines.
Les réflexions menées durant le festival ont par ailleurs abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la place du numérique dans les pratiques de lecture, les enjeux du développement durable et les mutations du monde du livre.
Une ambition durable pour Parakou
Au-delà de cette première édition, les promoteurs du Festival du Livre de Parakou affichent une ambition claire : inscrire durablement l’événement dans le calendrier culturel béninois et faire de Parakou un pôle incontournable de la vie littéraire nationale.
Le soutien de plusieurs personnalités du monde culturel, universitaire et institutionnel, dont le Professeur Abel Assavedo, président d’honneur de cette édition, ainsi que la participation d’auteurs, d’éditeurs, de libraires et d’acteurs culturels venus de plusieurs départements du pays, témoignent de l’intérêt suscité par cette initiative.
Les organisateurs espèrent également que le festival contribuera à renforcer l’attractivité culturelle et touristique de Parakou tout en générant des retombées positives pour les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, du transport et du commerce local.
Avec cette première édition réussie et la remise de ses premiers prix, le FELIPA pose ainsi les bases d’un rendez-vous qui ambitionne de faire du livre un véritable outil de dialogue, de transmission, de développement et de cohésion sociale au Bénin. Comme l’ont rappelé les organisateurs à l’issue de la cérémonie de clôture : « Le meilleur reste à venir. »





Laisser un commentaire