Le secret d’une lecture bénéfique
Le secret d’une lecture bénéfique

Le secret d’une lecture bénéfique

L’idée d’une lecture bénéfique suppose pour le moins qu’on puisse dire l’existence de plusieurs formes ou types de lecture. Peu importe sa forme : passive, active, selective, diagonale, exploratoire, analytique, cursive, à haute voix ou de plaisir, deux constats se dégagent essentiellement, pour notre part, après lecture d’un document : 

Le constat d’une lecture plate et celui d’une lecture approfondie. Et, en ceci, vous ne me direz pas le contraire. On comprend un texte après lecture ou on n’y comprend rien. Telle est en effet, la dure réalité ou la scientificité littéraire que personne ne saurait contester. La parfaite expression de notre thèse s’illustre aisément dans le domaine scolaire ou académique, notamment après évaluation des apprenants en Français.

L’expérience nous montre que les apprenants lisent mal ou si vous voulez ne savent plus lire. Mais au vrai sens du terme, c’est quoi la lecture ? Il y a une sagesse africaine qui postule que : « celui qui gagne gros, mais qui dépense tout reste sans fortune ». Paraphrasée, on dira que celui qui lit sans retenir quelque chose n’en a aucun mérite. Autrement dit, à quoi servirait la lecture de celui qui n’a pas de mémoire ?

Lire, c’est avant tout communiquer avec autrui. C’est s’ouvrir à une toute autre réalité. C’est se cultiver. C’est voyager. C’est limer sa cervelle contre celle d’autrui. Abondant dans le même sens, Alan Bennett nous dira d’ailleurs que « lire est un moyen d’enflammer l’imagination”. 

Pour faire plus simple et plus court, c’est la meilleure façon d’apprendre, de connaître. Et, aucun apprentissage ne pourrait aboutir sans la lecture, notamment celle qui intègre l’attention, la compréhension et la réflexion. Toute chose qui favorise ce que l’on appelle le stockage ou la mémorisation des éléments importants. Comme le dirait François Rabelais : « il faut rompre l’os pour sucer la substantifique moelle ». 

En clair, les mots cachent un sens et derrière ceux-ci se cachent des trésors dont seul le lecteur attentif peut s’emparer. On ne lit donc pas pour la forme ! On lit pour un but précis. Tant que vous ne le saurez pas, vous ferez simplement des simulacres de lecture. La bonne lecture est  celle qui nous permet d’enrichir notre grenier mental ou bagage intellectuel où l’on ira toujours puiser pour faire face aux épreuves de la vie. 

Pour ainsi dire, nous lisons pour emmagasiner de la matière. La matière grise qui fait la marque déposée des génies, des brillants, des grands orateurs. C’est ce petit détail qui fait la différence.  C’est cette citation qui vient bien à propos dans un discours. C’est cette anecdote qui soulève les foules.  C’est cette histoire qui accroche. Bref, c’est ce qui distingue ceux qui ont lu de ceux qui lisent. 

Toutefois, il faut retenir que cela dépend d’une bonne méthode de lecture.  Et cette méthode de lecture, il  en a quatre que vous pourriez pratiquer facilement : 

👉🏻 Il faut savoir créer et classer des fichiers au fond de son esprit;

👉🏻 Savoir résumer les textes lus selon sa compréhension ;

👉🏻 Apprendre à garder par cœur des morceaux choisis. Lesquels seront utilisés plus tard au moment opportun. Tous les meilleurs orateurs ont une mémoire fertile.

👉🏻 Savoir noter sur un calepin ou dans un carnet les belles expressions, de belles tournures de phrases, des citations originales, etc.

Somme toute, on apprend mieux par imitation. La meilleure lecture est celle qui est intelligente, active, analytique ou si vous voulez profonde. La bonne lecture est celle qui rapporte d’intérêts générés après investissement humain sur l’élément lu. On lit pour tirer profit du temps perdu sur le texte et non pour perdre du temps sur le texte.

nous lisons pour emmagasiner de la matière. La matière grise qui fait la marque déposée des génies, des brillants, des grands orateurs. C’est ce petit détail qui fait la différence.

✍️ Didier VOITAN, Documentaliste, Spécialiste des questions du livre

Articles Similaires
Le libraire, parlons-en !
Didier Jaurès VOÏTAN chroniqueur littéraire

Acteur très important de la chaîne de valeur du livre, le libraire est un  personnage qui donne une plus-value à Lire plus

Bibliothèque, médiathèque et centre de documentation : quelle différence ?
Interview avec Béatrice ATCHADE épouse OROU INA, Médiathécaire à l'Institut Français de Parakou

En apparence synonymique, les termes "bibliothèque", "médiathèque" et "centre de documentation" présentent bien de nuances. En dépit de leur dénominateur Lire plus

La sociologie du livre ou la chaîne du Livre : que savoir des acteurs et de leurs rôles ? 
La sociologie du livre ou la chaîne du Livre : que savoir des acteurs et de leurs rôles ? 

Dans la société, la chaîne du livre est composée de plusieurs acteurs, chacun jouant un rôle crucial dans la création, Lire plus

Chronique littéraire de Didier Jaurès VOITAN :  Le mentorat, et si on en parlait
Chronique littéraire de Didier Jaurès VOITAN :  Le mentorat, et si on en parlait

En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle...affirmait Amadou Hampaté Bâ. Tant de savoir-faire, de connaissances et Lire plus

À partir de quel âge écouter les livres audio ?
À partir de quel âge écouter les livres audio ?

Les livres audio, ou audiobooks, sont devenus une composante importante de la littérature contemporaine. Avec la montée en puissance de Lire plus

Pourquoi choisir les livres audio en Créole ? : Une Voix Une Histoire Une plongée enchantée dans la Culture et la langue Créole

Si vous pensiez que plonger dans la culture et la langue créole serait ennuyeux, détrompez-vous. C'est plutôt un voyage qui Lire plus

Édition de livres audio : « Une voix une histoire », les ailes du Créole 
Édition de livres audio : « Une voix une histoire », les ailes du Créole 

Le Créole est une langue riche et expressive qui incarne l'âme et la culture des îles des Caraïbes. Il est Lire plus

Le secret d’une lecture efficace
✍ Didier Jaurès VOITAN, Documentaliste et Spécialiste du livre et de la  bibliotheconomie

(CHRONIQUE LITTÉRAIRE DU JEUDI 05 OCTOBRE 2023) Il y a une vérité fondamentale dans le système éducatif formel à laquelle Lire plus

Un os dans la gorge : quelle filière après le Bac ?
Chroniqueur littéraire Didier Jaurès VOITAN  

(Chronique littéraire de Didier Jaurès VOITAN)   Poursuivre les études après l'obtention du baccalauréat, plus qu'une belle aventure constitue pour beaucoup Lire plus

MON AVENIR…..MA PRIORITÉ
Bill GATES et livres

« Ce qu’un Homme aura semé, il le moissonnera aussi », disait l'adage populaire. Il y a pour ainsi dire, Lire plus

4 commentaires

  1. Thierry v. Hounye

    Je ne refuse pas ce que monsieur voitan a dit mais,il y a une chose les ouvrages philosophiques et certains essais ne se donnent pas à comprendre toute suite après lecture .Parce que nous pouvons faire une interprétation d’un ouvrage dont la réelle signification n’es pas en conformité avec ce que nous pensons .

    Aussi je pense qu’il y a des oeuvres dont il faut un certain nombre de maturité pour cerner tout le sens .
    Donc au fil des années on peut comprendre.Alors là moi je dirai que ce n’est pas une lecture inutile ni un temps perdu .

    Cependant,j’abonde dans le même sens que lui s’il s’agit des romans et des pièces de théâtre ou poésie .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share via
Copy link