La 27e édition du Salon international du livre d’Alger (Sila) Alger s’ouvre ce 06 novembre 2024 sous le thème “Lire pour triompher”

41 nationalités dont 7 pays africains prennent part à la 27e édition du Salon international du livre d’Alger (Sila) qui a lieu du 6 au 16 novembre 2024 au palais des Expositions des Pins-Maritimes. Cet événement culturel, le plus grand du pays, s’organise sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Officiellement ouvert ce 6 novembre à 10h, sous le thème « lire pour triompher » ce salon réunit 1.020 exposants. 290 d’entre eux sont des Algériens et 350 invités sont des invités. Ils se réuniront sur 23.000 m² où  plus de 300.000 titres, tous genres éditoriaux confondus, seront disponibles pendant ces 10 jours d’activités. Tout ce qu’il faut savoir sur cette édition à connotation historique et en phase avec les réalités est à voir ici.

Un salon qui fait du savoir et de la connaissance une voie vers l’émancipation et le progrès

Pour la 27e édition du Salon international du livre d’Alger (Sila) cinquante-six (56) activités (conférences, tables rondes, récitals de poésie…) seront réparties sur les trois principaux espaces du Salon. Entre autres la grande salle et les deux espaces dédiés : Afrique et Palestine. Cette édition coïncide avec le 70e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.  

Ainsi, le programme culturel mis en place tient compte particulièrement de l’histoire et de la mémoire. Les différentes déclinaisons thématique de cet événement marquant, reflète d’ailleurs le rôle combien important du savoir dans l’émancipation. Il souligne à juste titre que « l’émancipation et le progrès se réalisent par le savoir et la connaissance, faisant du livre un vecteur d’avenir radieux ». 

Histoire et mémoire africaines un héritage pour les générations

Au cœur de cette célébration, différentes conférences sont prévues pour être délivrées à l’auditoire. Outre celle inaugurale animée par le président du Conseil de la Nation, Salah Goudjil, plusieurs autres rassembleront les passionnés d’histoire et de mémoire. Certaines d’elles sont axées sur la Révolution et son impact mondial.

Ces dernières conférences rassembleront historiens, témoins et personnalités nationales et internationales. Entre autres thèmes qui seront abordés en rapport avec la thématique Historique et mémoire se trouvent « Le rayonnement de la révolution algérienne et ses valeurs en Afrique », « Les historiens et la révélation des crimes coloniaux», et « Nos écrits sur novembre 1954 ». 

Une autre évoquera l’héritage de la révolution pour la postérité de novembre elle est intitulée « L’esprit de la glorieuse révolution de novembre : un legs pour les générations ». Celle-ci se tiendra le jeudi 7 novembre à 14h. Elle connaitra la participation des moudjahidine Djamila Boupacha, Zhor Ounissi, Ahmed Touakine et Aissa Kasmi ainsi que l’auteur Sadek Bakhouche. 

Numérisation  et Préservation (et promotion) du patrimoine le cas du Qatar, invité d’honneur expérimenté  

invité d’honneur de cette édition du SILA, le Qatar apportera de son expérience en matière de digitalisation et de préservation du patrimoine. Ce pays du golf mettra surtout en avant lors de ce salon sa vitalité culturelle et son expérience en matière de numérisation. Il présentera également sa littérature en constante évolution. 

A son honneur, une série de rencontres sera organisée pendant ces 10 jours, l’une d’entre elles, une conférence sur les efforts du Qatar en matière de préservation du patrimoine. Ce panel sera animé par les experts Mohamed Al Baloushi et Abdulrahmane As-Salama.  

En dehors de sa riche contribution à la numérisation et à la préservation, un mouvement théâtral qatari sera abordé au cours d’une conférence. Cette dernière sera présentée par le comédien, auteur et metteur en scène Saâd Burshaid. Une «Estrade» sera dans la même logique consacrée au « débat sur les identités dans le monde arabe ». 

Elle sera animée par le directeur du centre Ibn-Khaldoun des sciences sociales et humaines de l’Université du Qatar, Dr Nayef bin Nahar Al Shammari. Un récital pour valoriser le patrimoine poétique est envisagé, il réunira poètes qataris et algériens, dont Abdul Rahman Dalimi, Ali Ahmed Alkuwari, Amina Hazmoun et Lazhar Adjiri Fayrouzi.

Un autre programme inclut le Qatar, pays invité d’honneur. Il s’agit d’une rencontre sur les tendances du roman qatari, qui sera animée par le professeur de littérature Abdelhak Belabed et l’auteur Ahmed Abdulmalak. Une autre valorisera la transmission idéologique et portera sur le rôle de la traduction dans la diffusion des idées, cette conférence sera animée par l’écrivaine, poétesse et porte-parole du Prix Cheikh Hamad pour la Traduction et la Compréhension internationale, Hanan Al Fayyad. 

«La durabilité dans le secteur culturel et l’expérience de promotion de la diversité culturelle au Qatar» sera présentée par Maryam Yassine Hamadi et Al Maha Al Ali marquera l’apothéose des rencontres à l’intention du Qatar. A la suite de cette conférence, Le Prix Katara sera mis en lumière avec l’intervention de son coordinateur général, Khaled Abdul Rahim Al Sayed, et de témoignages d’auteurs algériens primés. 

Littérature de résistance et luttes de libération africaines 

La mutation du monde et les enjeux de l’écriture en ces périodes préoccupent les organisateurs de cette 27e édition du Sila. Au menu, la cause palestinienne et les luttes de libération africaine. Dans dans l’espace «Palestine», une série de rencontres explorant les liens de solidarité avec l’Algérie et divers aspects de la lutte du peuple palestinien sont initiés. 

A cet effet, seront abordés des thèmes comme la littérature de résistance, les écrits carcéraux, le cinéma face au sionisme et la domination. Le génocide à Ghaza et les doubles standards de l’occident ne seront pas du reste pour la cause palestinienne. 

Pour ce qui est de l’espace, des penseurs et auteurs africains se réuniront pour évoquer les luttes pour la libération, l’occurrence la question du Sahara Occidental, dernière colonie d’Afrique. Au cœur des débats sur cet espace, il sera question des caravanes culturelles, de l’héritage arabe ainsi que des nouvelles consciences et expressions littéraires.  

Création littéraire et enjeux de développement 

La création littéraire et ses enjeux de développement intéressent au plus haut point les organisateurs du Sila 2024. A cet effet, au détour d’une table ronde, l’écrivain Waciny Laredj, explorera la littérature algérienne à travers le prisme de l’autre. Elle interrogera fondamentalement la mémoire des lieux, les courants et orientations des écrivains ainsi que les critères des prix littéraires.

Cette table ronde sera complétée par d’autres dédiées aux regrettés journaliste et écrivain Ameziane Ferhani et au défunt artiste et moudjahid Taha El Amiri celles-ci s’intéresseront au sort de l’histoire racontée par les jeunes auteurs. Pour appuyer ces conférences, des «rencontres professionnelles» destinées aux acteurs de l’édition sont organisées. 

Elles se dérouleront en deux sessions et aborderont les textes de loi et les opportunités d’échanges entre éditeurs arabes et d’autres pays africains. Des duos d’auteurs auront l’occasion à ce niveau d’échanger sur leurs univers créatifs. Ceux-ci compléteront la traditionnelle «Estrade» qui met seulement à l’honneur un intervenant. Baptisé «Auteurs en dialogue», ces duos réuniront principalement Habib Tengour et Naget Khadda, Kaouther Adimi et Akli Tadjer, Salah Guemriche et Amin Zaoui, Suzanne El Kenz et Sarah Nems. 

Une édition qui valorise la littérature d’enfance et de jeunesse 

Le Sila 2024 accorde une place de choix aux plus jeunes. Au cours de cette édition, des conférences seront organisées autour de la littérature d’enfance et de jeunesse, le patrimoine algérien à l’Unesco, le soufisme et son héritage, les valeurs humaines dans le soufisme et chez l’Emir Abdelkader au profit du jeune public.

Un pavillon sera aussi spécialement dédié aux enfants et comprendra des ateliers, des activités éducatives et ludiques ainsi que des spectacles. Sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, le commissariat du Sila 2024, remettra le prix «Mon premier Livre». Cette distinction est destinée aux auteurs de moins de 35 ans qui ont publié leur premier ouvrage en 2024, dans divers genres littéraires, en langue arabe, tamazight ou en d’autres langues étrangères. 

Certaines activités sont proposées par le ministère des Moudjahidine et Ayants droit pour figurer au Sila 2024 outre celles prévues par les organisateurs. Le Salon inclut également des activités du Haut-Conseil de la Langue Arabe, du Haut-Commissariat à l’Amazighité, de l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (ONDA) mais également du Syndicat national des éditeurs de livre (Snel). Ces derniers présenteront  d’ailleurs lors du Sila 2024 leurs nouvelles publications et organiseront des ventes-dédicaces quotidiennes dans leurs stands.

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