Le compte à rebours est lancé pour la 9ᵉ édition du Meeting International du Livre et des Arts associés (MILA). Réunis vendredi 3 juillet 2026 à la Bibliothèque municipale Hortense Aka Anghui de Port-Bouët, les organisateurs ont dévoilé les grandes lignes d’une édition qui se veut plus internationale, plus ambitieuse et plus ouverte que jamais. Prévu du 23 au 25 juillet prochain à Abidjan, le rendez-vous réunira auteurs, éditeurs, artistes, chercheurs et professionnels du livre autour du thème : « Ressusciter le futur, visualiser le passé ».
Créé en 2017 pour rapprocher le livre des populations et offrir à la Côte d’Ivoire un grand rendez-vous dédié à la littérature et aux arts, le MILA a progressivement gagné ses lettres de noblesse dans le paysage culturel africain. Pour cette neuvième édition, l’événement entend franchir une nouvelle étape de son développement en consolidant son ancrage continental tout en renforçant son ouverture internationale.
Le Gabon à l’honneur et Anzata Ouattara célébrée
L’édition 2026 mettra le Gabon à l’honneur, un choix hautement symbolique qui témoigne de la volonté des organisateurs de favoriser les échanges culturels entre les pays africains et de renforcer les passerelles entre les différentes expressions littéraires et artistiques du continent.
L’événement rendra également hommage à l’écrivaine ivoirienne Anzata Ouattara, dont le parcours et l’œuvre seront particulièrement célébrés au cours de ces trois journées de rencontres.
Une manifestation aux dimensions impressionnantes
Les chiffres annoncés lors de la conférence de presse traduisent l’ampleur prise par le MILA au fil des années. La manifestation réunira :
- 192 auteurs participants ;
- 176 invités internationaux ;
- 41 maisons d’édition ;
- 21 artistes ;
- 25 pays représentés ;
- 7 pays invités ;
- 6 auteurs à l’honneur ;
- 37 distinctions et prix décernés.
Ces données illustrent l’ambition des organisateurs de faire du MILA bien davantage qu’un simple salon du livre. Le rendez-vous se veut un véritable espace de circulation des idées, de rencontre entre les disciplines artistiques et de dialogue entre les cultures.
« Rapprocher le livre de la population »
Prenant la parole lors de la conférence de presse, le commissaire général du MILA, Yves Arsène Kouakou, est revenu sur la philosophie qui a présidé à la création de l’événement.
« Un salon à cheval entre le livre et les autres arts autour de la littérature. Nous nous sommes rendu compte en 2017 qu’il n’y avait pas assez d’événements autour du livre en Côte d’Ivoire, un événement capable de déplacer le livre vers la population. Alors nous avons mis en place le MILA. L’objectif du MILA est de rapprocher le livre de la population », a-t-il expliqué.
Cette vision continue aujourd’hui d’orienter l’ensemble de la programmation, qui associera expositions, rencontres professionnelles, échanges littéraires, activités artistiques et cérémonies de distinction des acteurs de la chaîne du livre.
« Ressusciter le futur, visualiser le passé »
Le thème retenu pour cette édition, « Ressusciter le futur, visualiser le passé », traduit une réflexion sur la mémoire et la projection vers l’avenir. Pour le commissaire général, il est impossible de construire le futur sans s’appuyer sur les acquis du passé.
« Ce thème a été choisi car nous souhaitons aller de l’avant et, pour y arriver, il faut se souvenir de ce qui a été fait, respecter la mémoire de ce qui a été fait », a-t-il souligné.
Cette thématique devrait alimenter les différents débats, conférences et rencontres autour des enjeux contemporains de la création, de la transmission des savoirs et de la valorisation des patrimoines culturels africains.
Une ouverture inédite vers l’international
L’une des annonces majeures de cette conférence de presse concerne l’ouverture du MILA vers de nouveaux horizons internationaux. Les organisateurs ont en effet annoncé une implantation prochaine de l’événement en Allemagne, marquant ainsi une nouvelle étape dans le rayonnement du rendez-vous culturel ivoirien.
Cette perspective témoigne de l’ambition du MILA de dépasser le cadre national et continental pour devenir progressivement une plateforme mondiale de promotion de la littérature francophone, de la création artistique et du dialogue interculturel.
Entre Abidjan et l’Europe, le MILA entend désormais construire des passerelles durables entre les créateurs, les professionnels du livre et les publics de différents espaces culturels.
Les Prix MILA au cœur de l’événement
L’édition 2026 sera également marquée par la remise de plusieurs distinctions, notamment le Prix MILA du Livre francophone et le Prix MILA de la Critique littéraire francophone. Ces récompenses s’inscrivent dans la volonté de promouvoir l’excellence littéraire, de valoriser la critique et de donner une plus grande visibilité aux auteurs et aux œuvres francophones.
Au-delà des prix, le MILA se présente comme un véritable laboratoire de rencontres où écrivains, éditeurs, artistes et lecteurs sont invités à réfléchir ensemble aux mutations du livre, aux nouvelles pratiques de lecture et aux défis de la création contemporaine.
Une plateforme culturelle de référence en Afrique
Au fil de ses éditions, le Meeting International du Livre et des Arts associés s’est imposé comme l’un des rendez-vous majeurs du livre en Afrique francophone. Son originalité réside dans son approche transversale qui place la littérature au croisement des autres disciplines artistiques et fait du livre un point de départ vers des conversations plus larges sur la société, la mémoire et l’avenir.
Du 23 au 25 juillet prochain, Abidjan vibrera ainsi au rythme des livres, des idées et des arts associés. Porté par une vision résolument internationale et par la conviction que la culture constitue un puissant levier de transformation et de cohésion, le MILA 2026 ambitionne une nouvelle fois de faire dialoguer les imaginaires, de rapprocher les peuples et de rappeler que la littérature demeure l’un des espaces privilégiés où se pense et se construit le monde de demain.





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