L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lance un appel à candidatures pour constituer le nouveau réseau des comités de lecture du Prix des cinq continents de la Francophonie à compter de l’édition 2027. Les structures intéressées ont jusqu’au 30 novembre 2026 pour déposer leur candidature. Le dispositif sera établi pour trois ans, avec une possibilité de renouvellement une fois.
Créé en 2001, le Prix des cinq continents distingue chaque année une œuvre de fiction narrative écrite et publiée en français. Le prix vise à faire connaître des auteurs et des écritures qui témoignent de la diversité culturelle et éditoriale de l’espace francophone, tout en favorisant leur rayonnement international.
Les comités de lecture au cœur de la sélection
Le renouvellement annoncé par l’OIF concerne un maillon essentiel du fonctionnement du prix. Avant l’intervention du jury international, les œuvres soumises par les éditeurs sont examinées par des comités de lecture répartis dans l’espace francophone.
Pour l’édition 2026, six comités avaient ainsi participé à la présélection des dix finalistes, avec des implantations en Afrique, en Europe, en Amérique du Nord et dans l’espace Asie-Pacifique. Les six structures actuellement présentées par l’OIF sont Culture Elongo au Congo, l’Association Camp littéraire Félix au Canada, l’Association des écrivains du Sénégal, Passa Porta en Belgique, l’Association du Prix du jeune écrivain en France et le comité de lecture « Vietnam ».
Le rôle de ces comités ne consiste pas uniquement à lire des ouvrages. Ils participent à la mobilisation des éditeurs, évaluent les œuvres reçues, établissent une présélection argumentée pouvant aller jusqu’à dix titres et produisent des fiches de lecture structurées. Ils doivent également identifier des extraits susceptibles d’être valorisés et participer aux échanges inter-comités organisés par l’OIF.
Cette organisation donne à la lecture collective une place déterminante dans le processus qui conduit à la sélection des finalistes.
Un appel destiné aux structures, pas aux lecteurs individuels
L’appel lancé pour 2027 ne s’adresse pas directement aux lecteurs souhaitant intégrer individuellement le dispositif. Les candidatures sont réservées à des structures constituées disposant d’une existence juridique et d’une capacité opérationnelle avérée.
Peuvent notamment se porter candidates des associations ou organisations à but non lucratif, des structures culturelles ou littéraires, des centres, réseaux et collectifs structurés ainsi que des institutions ayant une activité reconnue dans le domaine du livre et de la lecture.
Les structures devront justifier d’une expérience significative dans la littérature, la lecture, l’édition, la médiation ou la critique, mais également démontrer leur capacité à mobiliser et coordonner un réseau de lecteurs qualifiés. Elles doivent par ailleurs être inscrites dans un écosystème professionnel du livre.
Au moins 20 lecteurs autour d’un comité pilote
Le cahier des charges prévoit une organisation en deux niveaux. Chaque structure candidate devra proposer un comité pilote de trois à cinq personnes maximum, chargé de la coordination, de la validation des sélections et des relations avec l’OIF. Autour de cette équipe devra être constitué un réseau indicatif d’au moins 20 lecteurs, couvrant une zone géographique déterminée de l’espace francophone.
Les profils recherchés sont volontairement diversifiés : éditeurs, enseignants, libraires, bibliothécaires, critiques, chercheurs ou encore étudiants avancés en littérature. La capacité à absorber un volume important de lectures dans des délais contraints constituera un élément important de l’organisation proposée.
L’OIF souhaite également que la composition des réseaux assure une pluralité de regards, un niveau élevé d’exigence littéraire et une réelle indépendance de jugement. Une attention particulière sera portée à la diversité des générations, des parcours et des ancrages, ainsi qu’à l’équilibre entre expertise confirmée et renouvellement.
Une méthode de lecture collective et argumentée
Les futurs comités devront présenter une méthodologie précise. Chaque ouvrage devra notamment être lu par au moins deux lecteurs, avec production de fiches de lecture argumentées. Des mécanismes de relecture devront être prévus en cas de divergence entre les analyses.
Cette exigence vise à faire de la sélection un processus collectif fondé sur la confrontation des points de vue plutôt que sur une appréciation individuelle.
Les comités devront également garantir la confidentialité des œuvres. Les versions numériques transmises dans le cadre du prix devront être utilisées exclusivement pour la lecture et ne pourront pas être diffusées en dehors du cercle autorisé. Les lecteurs devront fournir une attestation sur l’honneur à ce sujet.
Une mission qui dépasse la sélection
L’OIF attend également des futurs comités une contribution au rayonnement du Prix. Les structures retenues devront relayer les différentes étapes de la compétition, depuis l’appel aux éditeurs jusqu’à l’annonce des finalistes et du lauréat, en utilisant leurs propres réseaux et outils de communication.
Elles seront aussi encouragées à organiser des rencontres, ateliers et actions de médiation autour des œuvres distinguées et à développer des liens avec les lauréats tout au long de l’année.
Cette dimension territoriale constitue un enjeu important : la sélection littéraire ne doit pas seulement aboutir à une liste de finalistes, mais également contribuer à faire circuler les œuvres dans leurs environnements professionnels, culturels et géographiques.
Jusqu’à 5 000 euros par comité
Sur le plan financier, l’OIF prévoit un appui plafonné à 5 000 euros par comité. Les structures candidates devront présenter un budget détaillé et proportionné aux missions proposées.
Le calendrier de travail s’étend sur une grande partie de l’année. Les comités auront notamment pour mission de relayer l’appel aux éditeurs à partir de la fin mars ou du mois d’avril, d’accompagner la réception des ouvrages d’avril à août, puis d’assurer les lectures jusqu’en novembre. Une réunion inter-comités consacrée à la sélection des dix œuvres finalistes est prévue en décembre.
Un enjeu de représentativité pour la Francophonie littéraire
Le renouvellement des comités intervient alors que le Prix des cinq continents célèbre plus de deux décennies d’existence. L’édition 2026 a reçu 165 ouvrages et ses dix finalistes ont illustré une diversité géographique réunissant notamment des auteurs d’Algérie, de Belgique, du Canada-Québec, du Cameroun, de Côte d’Ivoire, du Maroc, de France, du Liban et de Suisse.
L’appel lancé pour 2027 entend précisément renforcer cette dimension. L’OIF indique vouloir renouveler et diversifier son réseau, améliorer sa représentativité géographique et consolider des méthodes de lecture rigoureuses, collégiales et argumentées.
Pour les structures littéraires francophones, particulièrement celles disposant d’un réseau actif de lecteurs, l’appel représente ainsi une possibilité de participer directement à un processus international de découverte et de valorisation des écritures francophones.
Consultez les termes de référence où sont précisés les conditions d’éligibilité, les missions attendues, les critères de sélection et les modalités de candidature.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 novembre 2026. L’OIF prévoit également un webinaire d’information le 30 octobre 2026 à 15 heures, heure de Paris, destiné aux structures intéressées.
Postulez – La date limite de candidature est fixée au 30 novembre 2026.
Sources : Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Prix des cinq continents de la Francophonie, termes de référence de l’appel à candidatures et présentation officielle du Prix.





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