À l’approche de la quatrième édition du Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin (FILAB), prévue du 08 au 10 octobre 2026 à Cotonou autour du thème « Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix », le Comité d’organisation est allé à la rencontre de sa Marraine nationale, l’Honorable Irène ADAM épouse OGOUWALE. Première femme députée de la commune de Savalou, actrice engagée du développement, spécialiste des questions de genre, de gouvernance et de développement durable, elle partage dans cet entretien sa vision du leadership, de l’engagement citoyen, de la jeunesse, de la lecture, de la culture et du rôle du livre dans la construction d’une société plus juste et plus apaisée. Au fil de vingt-six questions, la Marraine nationale du FILAB 2026 livre des réflexions inspirantes sur les défis auxquels fait face le Bénin, l’importance de l’éducation, la place des femmes et des jeunes dans le développement, mais aussi sur la contribution essentielle de la littérature, des arts et de la médiation culturelle à la promotion de la paix et du vivre-ensemble.
FILAB : Votre parcours vous a conduite de l’Université à la politique, en passant par le développement durable et l’action sociale. Quels sont les principes qui ont guidé votre engagement tout au long de ce cheminement ?
He. IAO : Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été animée par le désir d’être utile à ma communauté. Les principes qui ont guidé mon parcours sont le travail, la persévérance, l’intégrité, le sens du service et l’amour du prochain. Issue d’une famille modeste, j’ai très tôt compris que les difficultés ne doivent jamais être des freins, mais plutôt des opportunités de se construire et d’agir pour les autres. Mon engagement dans le développement durable, l’action sociale puis la politique découle d’une même conviction : chaque citoyen a le devoir de contribuer au progrès de sa communauté et de son pays.
Vous êtes aujourd’hui reconnue pour votre implication en faveur des femmes, des jeunes et du développement local. Quelle place occupe la notion de service à la communauté dans votre vision de la vie publique ?
He. IAO : Pour moi, la vie publique n’a de sens que lorsqu’elle est mise au service des populations. Le leadership n’est pas un privilège, mais une responsabilité. Servir sa communauté consiste à écouter ses préoccupations, à comprendre ses besoins et à rechercher des solutions concrètes pour améliorer les conditions de vie. C’est cette vision qui inspire chacune de mes actions auprès des femmes, des jeunes, des enfants et des personnes vulnérables.
Votre histoire personnelle est souvent présentée comme celle d’une femme ayant su transformer les défis en opportunités. Quel message souhaitez-vous transmettre aux jeunes filles et aux jeunes de manière générale à travers votre parcours ?
He. IAO : Je voudrais leur dire que l’origine sociale ne détermine pas la destination. Avec de la discipline, du travail, de la foi en soi et de la persévérance, il est possible de réaliser de grandes choses. J’encourage particulièrement les jeunes filles à croire en leurs capacités, à poursuivre leurs études, à développer leurs compétences, ne jamais laisser les préjugés limiter leurs ambitions, et surtout ne laisser aucun garçon ou homme décider de leur avenir, car comme l’a dit Mme Michelle OBAMA, ex première Dame des Etats-Unis : « I had worried about who thought I was pretty, I wouldn’t be the First Lady of the United States today ». « Si lorsque j’étais jeune, si je m’étais préoccupée de savoir qui m’appréciait, qui me trouvait belle ou qui m’approuvait, je ne serais pas devenue la Première Dame des Etats-Unis aujourd’hui » (source : réseaux sociaux). Une jeune fille doit savoir que chaque difficulté peut devenir un tremplin vers la réussite lorsque l’on refuse d’abandonner.
Depuis plusieurs années, vous multipliez les initiatives sociales dans votre Commune et au-delà. D’où vous vient cette volonté constante d’agir en faveur des populations les plus vulnérables ?
He. IAO : Cette volonté est profondément liée à mon histoire personnelle et à mes valeurs. J’ai grandi en observant les difficultés auxquelles sont confrontées de nombreuses familles. Très tôt, j’ai compris l’importance de la solidarité et de l’entraide. Aujourd’hui encore, chaque fois que je vois une femme qui retrouve confiance en elle, un jeune qui réussit grâce à un accompagnement ou un enfant qui peut poursuivre sa scolarité, cela renforce ma détermination à continuer d’agir.
Vous avez mené des actions dans des domaines aussi variés que l’éducation, la santé, l’environnement, l’autonomisation économique ou encore le leadership féminin. Selon vous, quels sont aujourd’hui les principaux défis auxquels la jeunesse béninoise est confrontée ?
He. IAO : La jeunesse béninoise fait face à plusieurs défis majeurs. Il s’agit notamment de l’accès à une formation de qualité, de l’insertion professionnelle, de l’entrepreneuriat, de l’accès aux financements, de l’adaptation aux mutations technologiques ainsi que du développement du civisme et du leadership. Les jeunes disposent d’un potentiel immense, mais ils ont besoin d’un environnement favorable pour exprimer pleinement leurs talents et contribuer efficacement au développement national.
Vous accordez une attention particulière à la formation et à l’accompagnement des jeunes. Pourquoi considérez-vous la jeunesse comme un levier stratégique pour l’avenir du Bénin ?
He. IAO : La jeunesse représente la force, l’énergie, la créativité et l’innovation dont notre pays a besoin pour son développement. Les décisions que nous prenons aujourd’hui pour former, encadrer et responsabiliser les jeunes détermineront le Bénin de demain. Investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir de notre nation. Une jeunesse bien formée, compétente et engagée constitue le meilleur moteur de transformation économique et sociale.
Dans un contexte où les réseaux sociaux influencent fortement les comportements, comment encourager les jeunes à développer un engagement citoyen responsable et productif ?
He. IAO : Les réseaux sociaux sont des outils extraordinaires lorsqu’ils sont utilisés de manière responsable. Il est important d’apprendre aux jeunes à développer leur esprit critique, à vérifier les informations, à promouvoir les valeurs de respect et de tolérance et à utiliser les plateformes numériques pour apprendre, entreprendre et sensibiliser. Les réseaux sociaux doivent devenir des espaces de contribution positive au développement de la société plutôt que des lieux de désinformation ou de division.
Vous intervenez également sur les questions de gestion des conflits et de promotion de la paix. Quel rôle les citoyens peuvent-ils jouer pour renforcer la cohésion sociale dans notre pays ?
He. IAO : La paix est l’affaire de toutes et tous. Chaque citoyen peut contribuer à la cohésion sociale en cultivant le dialogue, le respect mutuel, la tolérance et la solidarité. Nous devons apprendre à accepter nos différences comme une richesse et non comme un facteur de division. La paix durable se construit au quotidien, dans nos familles, nos écoles, nos lieux de travail et nos communautés. Chaque geste de compréhension et de respect participe au renforcement du vivre-ensemble.
Vous avez accepté d’être la marraine de cette quatrième édition du FILAB. Qu’est-ce qui vous a particulièrement séduite dans cette initiative culturelle et littéraire ?
He. IAO : J’ai accepté avec beaucoup de plaisir d’être la marraine de cette quatrième édition du Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin parce que cette initiative rejoint plusieurs de mes convictions profondes. Le livre est un outil de formation, d’émancipation et de transformation sociale. Quant aux arts, ils constituent un puissant moyen d’expression, de dialogue et de transmission des valeurs. Le FILAB crée un espace de rencontre entre les générations, les cultures et les savoirs. Il contribue à renforcer l’identité culturelle africaine tout en ouvrant les esprits sur le monde. C’est une initiative porteuse d’espoir pour notre jeunesse et pour l’avenir de notre pays. Par ailleurs, le concours de la grande dictée nationale et des langues locales, le café littéraire et les projets bibliobus et bibliovélo, avec priorité accordée à mon département, les Collines dans le cadre de leur mise en œuvre, m’ont particulièrement émerveillée.
Le FILAB se positionne aujourd’hui comme l’un des grands rendez-vous du livre en Afrique de l’Ouest. Que représente pour vous un événement de cette envergure dans le paysage culturel béninois ?
He. IAO : Un événement comme le FILAB représente une formidable vitrine pour la culture béninoise et africaine. Il favorise la promotion du livre, encourage la création intellectuelle et stimule les échanges entre auteurs, chercheurs, artistes, éditeurs et lecteurs. Dans un monde en constante évolution, il est essentiel de disposer d’espaces qui valorisent la pensée, la créativité et le dialogue interculturel. Le FILAB contribue également au rayonnement international du Bénin en tant que terre de culture, de savoir et d’innovation.
Le thème de cette édition est : « Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix ». Que vous inspire cette thématique ?
He. IAO : Cette thématique me paraît particulièrement pertinente dans le contexte actuel. La littérature permet de raconter les expériences humaines, de mieux comprendre les réalités sociales et de développer l’empathie. La médiation culturelle favorise le dialogue entre les peuples, les communautés et les générations. Quant à la paix, elle constitue le socle indispensable de tout développement durable. Ce thème nous rappelle que les mots, les idées et la culture peuvent être des instruments puissants de prévention des conflits et de construction du vivre-ensemble.
Pensez-vous que la littérature et les arts puissent contribuer concrètement à la prévention des conflits et au renforcement du vivre-ensemble ?
He. IAO : Absolument. La littérature et les arts ont la capacité de sensibiliser, d’éduquer et de rapprocher les individus. Ils permettent de mieux comprendre les différences, de valoriser la diversité culturelle et de promouvoir les valeurs de respect, de tolérance et de dialogue. Lorsqu’un livre, une pièce de théâtre, une œuvre artistique ou un récit parvient à toucher les consciences, il peut contribuer à changer les comportements et à renforcer la cohésion sociale. Les arts et la littérature sont donc de véritables outils de paix.
En tant que femme politique et actrice du développement, quel regard portez-vous sur la place du livre dans les politiques de formation citoyenne et d’éducation des populations ?
He. IAO : Le livre doit occuper une place centrale dans toute politique de développement humain. Il constitue une source de connaissance, d’ouverture d’esprit et de formation des citoyens. Une société qui lit est généralement mieux préparée à relever les défis du développement. La lecture favorise la réflexion, l’esprit critique et la compréhension des enjeux sociaux, économiques et politiques. Il est donc important que les pouvoirs publics, les collectivités territoriales et les partenaires au développement investissent davantage dans la promotion de la lecture et l’accès aux livres.
Le FILAB ambitionne également de valoriser les talents africains et de promouvoir le livre africain. Pourquoi est-il important de soutenir les créateurs et les industries culturelles du continent ?
He. IAO : Soutenir les créateurs africains, c’est contribuer à la valorisation de notre patrimoine culturel, de notre histoire et de nos identités. Nos auteurs, nos artistes et nos intellectuels jouent un rôle essentiel dans la transmission des savoirs et des valeurs. Les industries culturelles représentent également un important levier économique capable de créer des emplois et de générer de la richesse. Investir dans la culture, c’est investir dans le développement humain, économique et social de l’Afrique.
Beaucoup de jeunes lisent moins qu’autrefois. Comment leur redonner le goût de la lecture dans un monde dominé par l’immédiateté numérique ?
He. IAO : Il ne s’agit pas d’opposer le numérique au livre, mais plutôt de les rendre complémentaires. Les jeunes doivent découvrir que la lecture est un moyen d’enrichir leurs connaissances, de développer leur imagination et d’élargir leurs perspectives. Pour y parvenir, il faut rendre les livres plus accessibles, promouvoir des œuvres adaptées à leurs centres d’intérêt, multiplier les clubs de lecture et utiliser les outils numériques pour encourager la découverte des auteurs et des ouvrages. La lecture doit être présentée comme une source de plaisir autant que d’apprentissage.
Quel rôle les parents, les enseignants, les bibliothèques et les institutions publiques doivent-ils jouer dans la promotion de la lecture ?
He. IAO : La promotion de la lecture est une responsabilité collective. Les parents doivent donner l’exemple en créant un environnement favorable à la lecture dès le plus jeune âge. Les enseignants ont la mission de transmettre le goût du savoir et de la découverte. Les bibliothèques doivent devenir des espaces attractifs, accessibles et vivants. Quant aux institutions publiques, elles doivent soutenir les politiques de promotion du livre, renforcer les infrastructures culturelles et encourager les initiatives qui rapprochent les citoyens de la lecture. Ensemble, ces acteurs peuvent contribuer à faire émerger une véritable culture de la lecture au Bénin.
Existe-t-il un livre, un auteur ou une lecture qui a particulièrement marqué votre vie ou influencé votre parcours ?
He. IAO : Au cours de mon parcours, plusieurs lectures ont contribué à façonner ma vision du monde et mon engagement. Les ouvrages portant sur le leadership, surtout féminin, le développement personnel et la gouvernance m’ont particulièrement influencée. Je peux citer ‘’Une si longue lettre’’ de Mariama BÂ, ‘’Plus malin que le diable’’ de Napoléon Hill, ‘’Femmes noires, femmes de pouvoir’’ de Aminata DRAMANE TRAORE, ‘’Les 48 lois du pouvoir’’ de Robert GREENE et bien d’autres. Certains m’ont appris l’importance de la discipline et de l’auto-discipline, de la vision et de la responsabilité, aidé à comprendre les mécanismes de la peur, de l’influence, et à consolider mon état d’esprit pour assumer de grandes responsabilités. D’autres m’ont permis d’ouvrir la réflexion sur les réalités africaines, le leadership féminin, l’engagement, la résilience, la dignité, le courage silencieux, les défis de la gent féminine et la capacité à se relever après les épreuves. Mais au-delà d’un livre précis, je dirais que c’est l’ensemble de mes lectures académiques et professionnelles qui ont nourri ma réflexion et renforcé mon engagement pour le développement humain et social.
Selon vous, quelles qualités la lecture permet-elle de développer chez les futurs leaders de notre pays ?
He. IAO : La lecture développe avant tout la connaissance, l’esprit critique et la capacité d’analyse. Elle renforce également la concentration, la discipline intellectuelle et la capacité à prendre des décisions éclairées. Un leader qui lit est un leader mieux préparé à comprendre les enjeux complexes de la société et à proposer des solutions adaptées. La lecture forme des esprits ouverts, capables d’innovation et de discernement.
Si vous deviez recommander trois habitudes essentielles à la jeunesse béninoise pour réussir son parcours personnel et professionnel, lesquelles choisiriez-vous ?
He. IAO : Je recommanderais trois habitudes fondamentales : le travail rigoureux et la persévérance, la discipline personnelle dans la gestion du temps et des priorités, et enfin la recherche continue du savoir à travers la formation et l’apprentissage. Ces trois éléments constituent, selon moi, les piliers d’une réussite durable et équilibrée.
Votre vision à l’horizon 2030 place les enfants, les femmes et les jeunes au cœur des priorités. Quel Bénin souhaitez-vous voir émerger pour les nouvelles générations ?
He. IAO : Je souhaite voir émerger un Bénin plus équitable, plus prospère et plus solidaire, où chaque enfant a accès à une éducation de qualité, où chaque femme peut s’épanouir pleinement et où chaque jeune dispose des opportunités nécessaires pour réaliser ses ambitions. Un Bénin où le développement économique s’accompagne du progrès social, du respect des valeurs humaines et de la protection de l’environnement.
Quels secteurs vous paraissent aujourd’hui les plus porteurs pour permettre aux jeunes de s’épanouir et de contribuer au développement national ?
He. IAO : Plusieurs secteurs offrent aujourd’hui des opportunités importantes, notamment l’agriculture modernisée, la transformation agroalimentaire, les technologies numériques, l’entrepreneuriat, l’artisanat, l’économie verte et les industries créatives, le numérique, l’énergie solaire, etc. Ces domaines permettent non seulement de créer des emplois, mais aussi de stimuler l’innovation et de renforcer la compétitivité de notre économie.
Vous êtes la première femme députée de la Commune de Savalou. Que signifie cette responsabilité particulière à vos yeux ?
He. IAO : Cette responsabilité est à la fois un honneur et un devoir. Elle représente la confiance placée en moi par les populations et m’engage à travailler avec rigueur, transparence et détermination. Être la première femme députée de Savalou est également un symbole fort pour toutes les femmes et les jeunes filles, car cela montre que les barrières peuvent être franchies et que les rêves sont accessibles.
Comment souhaitez-vous utiliser votre position actuelle pour ouvrir davantage de perspectives aux jeunes et aux femmes de votre Circonscription et du pays ?
He. IAO : Je souhaite utiliser ma position pour renforcer les initiatives de formation, d’autonomisation économique et de leadership féminin. Il s’agira également de plaider pour des politiques publiques plus inclusives et de soutenir les projets portés par les jeunes et les femmes. Mon objectif est de contribuer à créer un environnement où chacun peut exprimer son potentiel et participer activement au développement du pays.
Quel héritage aimeriez-vous laisser aux générations futures à travers votre engagement politique, social et humain ?
He. IAO : Je souhaite laisser l’héritage d’un engagement sincère, d’un leadership de service et d’une action durable en faveur du bien-être des populations. Mon ambition est que mon parcours inspire d’autres femmes et jeunes à croire en eux-mêmes et à s’engager pour leur communauté. L’essentiel pour moi est d’avoir contribué, à mon niveau, à améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Quel message adressez-vous aux participants, aux organisateurs et aux partenaires du FILAB 2026 à quelques mois de cette grande célébration du livre et des arts ?
He. IAO : Je tiens à féliciter les organisateurs du FILAB pour cette belle initiative qui contribue à la promotion de la culture et du savoir. J’encourage les participants à profiter pleinement de cet espace d’échanges, d’apprentissage et de découverte. Aux partenaires, je lance un appel à continuer de soutenir de telles initiatives qui participent au rayonnement intellectuel et culturel de notre pays et de notre continent.
Enfin, quel appel souhaitez-vous lancer à la jeunesse béninoise afin qu’elle devienne pleinement actrice de la paix, du développement et de la transformation de notre société ?
He. IAO : J’appelle la jeunesse béninoise à croire en elle-même, à se former, à travailler avec détermination et à s’engager activement dans la construction de notre pays. La paix, le développement et la transformation de notre société dépendent de l’engagement de chacun. La jeunesse doit être une force positive, innovante et responsable au service du progrès national.
À travers cet entretien, l’Honorable Irène ADAM épouse OGOUWALE réaffirme une conviction forte : le développement durable d’une nation repose sur des citoyens instruits, responsables et engagés. Pour elle, le livre, la lecture, les arts et la culture constituent des leviers majeurs de transformation sociale, capables de former des esprits critiques, de renforcer la cohésion sociale et de préparer les générations futures aux défis de leur temps.
Son engagement en faveur de la jeunesse, des femmes, de l’éducation et de la promotion des valeurs citoyennes rejoint pleinement les ambitions du FILAB 2026, qui entend faire du livre et des arts des instruments de dialogue, d’innovation, de développement et de paix.
En portant ce message, la Marraine nationale invite chaque citoyen, chaque lecteur, chaque acteur culturel et chaque partenaire à prendre part à cette dynamique collective, afin que la culture demeure un puissant moteur de progrès pour le Bénin, pour l’Afrique et pour les générations à venir.





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