Double vernissage à Kananga. Le 27 juin 2026, la salle FMMDI a accueilli la présentation officielle de deux ouvrages signés L.-E. KABEYA MUKENGESHAYI : « La vie du noir », recueil de 120 pages paru en mars 2026, et « Notre Afrique – Tome 1 », anthologie poétique internationale de 150 pages publiée en novembre 2025. Les deux livres, dont il est respectivement auteur et coauteur, sont édités aux Éditions Lucioles à Cotonou.
Dans cet entretien accordé à la rédaction de L’ivre Du Livre, entre vers engagés et réflexion panafricaine, l’écrivain et poète congolais trace les contours d’une plume militante. Quels ressorts nourrissent son écriture ? Quelle place accorde-t-il au panafricanisme dans son œuvre ? Et quels chantiers éditoriaux prépare-t-il déjà ?
KABEYA MUKENGESHAYI nous répond. Suivons cet entretien.
1. L’ivre Du Livre : Monsieur KABEYA MUKENGESHAYI L.-E., quel bilan faites-vous du vernissage de “La vie du noir” et “Notre Afrique” – Tome 1, organisé le samedi 27 juin ?
L.-E. KABEYA MUKENGESHAYI : Jusqu’alors le bilan se présente positif. Il se présente comme on y attendait.
2. L.D.L : Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire “La vie du noir” et à coécrire “Notre Afrique” – Tome 1 ?
K.M : Irréfutablement, étant panafricaniste, on ne peut pas passer sa vie d’écrivain sans un mot dire, sans couler de l’encre en utilisant sa plume pour choir sur l’Afrique d’émeraudes. S’il l’on ne raconte pas l’Afrique, qui le fera à notre place ?
3. L.D.L : Pourquoi avoir choisi Cotonou comme ville de publication de ces deux ouvrages ?
K.M : Nous avons choisi Cotonou comme ville de publication vue sa vision : valoriser les valeurs et plumes africaines. Elle cultive plus l’unité et solidarité africaines. Nous appellant des lucioles.
4. L.D.L : Quels sont les principaux messages que vous souhaitez transmettre aux lecteurs à travers ces publications ?
K.M : Le message est clair et précis, les us et coutumes de l’Afrique ne sont pas à assombrir, sont plutôt à scintiller et à attiser pour la génération avenir.
5. L.D.L : En quoi “La vie du noir” se distingue-t-il des nombreux ouvrages consacrés à l’histoire et à l’identité des peuples noirs ?
K.M : “La vie du noir” ne se distingue pas d’autant d’autres ouvrages consacrés à l’histoire et identité noires, elle les complète en ajoutant une pierre à l’édifice.
6. L.D.L : “Notre Afrique” – Tome 1 ouvre une série. Quelles grandes thématiques seront développées dans les prochains tomes ?
K.M : “Notre Afrique” tome 1, a ouvert la porte au tome 2 toujours sur le même thème celui d’une Afrique à nous, et non à vous, à eux, à toi, à lui ou à moi. D’où le titre “Notre Afrique”.
7. L.D.L : Quel accueil le public, les universitaires et les acteurs culturels ont-ils réservé à vos ouvrages lors du vernissage ?
K.M : Le public a accueilli chaleureusement nos ouvrages sans tergiverser, cela s’est manifesté par l’achat des exemplaires. Nous le remercions vivement et inextinguiblement. Qu’il perçoive le contenu sans peine. Que cela attise en eux l’esprit panafricaniste.
8. L.DL : Selon vous, quel rôle les écrivains africains doivent-ils jouer dans la construction d’une Afrique plus consciente de son histoire et de son potentiel ?
K.M : Selon nous, l’écrivain africain doit jouer le rôle d’un éveilleur, qui relève ce qui est caché et un toubib, qui donne, soigne et montre ce qui ne marche pas.
9. L.D.L : Quels conseils adressez-vous aux jeunes Africains qui souhaitent s’engager dans la recherche, l’écriture ou la production intellectuelle ?
K.M : Aux jeunes pareils, nous encourageons d’avancer en eaux profondes.
10. L.D.L : Après ce double vernissage, quels sont vos prochains projets littéraires et scientifiques, et quel message souhaitez-vous laisser à vos lecteurs ?
K.M : Dans les jours avenirs, nous prévoyons l’édition d’une poésie baptisée sous le nom “Œil noir”, un conte sous le titre “Des nuits sans ennuis” et un roman à titrer incessamment. Aux lecteurs nous souhaitons bonne et excellente lecture. Surtout merci d’avoir manifesté cette bonne volonté et cet soutien.
Propos recueillis par Fiston Axel ILUNGA Kabasele





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