Le mois de mai 2026 aura été particulièrement riche pour la promotion de la littérature africaine en France. À quelques jours d’intervalle, deux événements majeurs ont réuni auteurs, poètes, éditeurs, journalistes, universitaires et passionnés du livre autour d’une même ambition : faire rayonner les lettres africaines et leurs créateurs au-delà des frontières du continent.
Le premier temps fort fut la première édition de la Journée Internationale du Livre Africain (JILA), organisée le samedi 16 mai 2026 à la Fondation Lucien Paye de la Cité Universitaire de Paris. Quelques jours plus tard, plusieurs auteurs africains ont poursuivi cette dynamique en prenant part au Salon des auteurs, organisé dans le cadre de la Semaine africaine de l’UNESCO, dont la clôture s’est tenue le 22 mai 2026.
Plus d’un mois après ces rencontres, leurs organisateurs en dressent un bilan largement positif, saluant des moments de fraternité, de transmission et de valorisation des écrivains africains et de la diaspora.
Une première édition réussie pour la Journée Internationale du Livre Africain
Placée sous le thème « La plume africaine au service de l’humanité », la première édition de la Journée Internationale du Livre Africain avait pour ambition de créer un espace de rencontres entre écrivains, lecteurs, intellectuels, acteurs culturels et membres de la diaspora africaine.
Tout au long de cette journée organisée à la Fondation Lucien Paye, les participants ont pris part à des conférences, des débats, des séances de dédicaces, des prestations poétiques et de nombreux échanges consacrés au rôle du livre dans le développement du continent africain.
Au-delà de la simple célébration de la littérature, la JILA 2026 s’est voulue un moment de réflexion sur la place de la création littéraire africaine dans le monde contemporain et sur la contribution des auteurs à la transmission des savoirs, de la mémoire et des valeurs.
Une rencontre placée sous le signe des émotions
Dans son message adressé aux participants à l’issue de cette première édition, Alassane Kamara, président fondateur de la Caravane des Auteurs Africains et de la Diaspora (CAAD), est revenu avec émotion sur cette journée qu’il qualifie de véritable réussite collective.
Le président de la CAAD a tenu à remercier les nombreux auteurs venus d’Afrique spécialement pour participer à cette rencontre, saluant « tous les participants pèlerins de cette première édition ». Il a également exprimé sa reconnaissance envers les nombreuses personnalités ayant contribué au succès de la manifestation.
Parmi elles figure Kara Solly, parrain d’honneur de la CAAD et rédacteur en chef d’AFRIK1 TV, qui a présidé la cérémonie d’investiture organisée au cours de cette journée. Alassane Kamara a également rendu hommage à Anne-Rita Touré, dont la lecture consacrée à son parcours l’a profondément marqué, ainsi qu’au pasteur Jean Blezon, doyen dont la bénédiction a ouvert la cérémonie.
Des hommages artistiques salués
Le président de la CAAD a réservé une place particulière aux hommages artistiques qui lui ont été rendus au cours de cette journée. Il a notamment salué la composition musicale réalisée par Komi Ezin, représentant de la CAAD au Bénin et président du Festival International du Livre et des Arts du Bénin (FILAB), qualifiant cette œuvre de « cadeau éternel ».
Le discours prononcé par l’écrivain Bacary Goudiaby a également été mis en avant pour son caractère encourageant et la qualité du travail fourni. Selon Alassane Kamara, ces différentes interventions ont largement contribué à faire de cette première édition un moment chargé d’émotion et de fraternité.
Le livre comme outil de développement
Au-delà des cérémonies protocolaires, la Journée Internationale du Livre Africain poursuivait également un objectif concret : promouvoir les ouvrages des auteurs africains. Pour le président de la CAAD, le livre constitue un outil essentiel pour l’émancipation du continent.
« Les auteurs ont les mots pour soigner les maux de la société dans tous les domaines », rappelle-t-il, estimant que leur mise en valeur participe directement au développement de l’Afrique.
La journée a également permis la remise officielle des nominations aux membres du Conseil d’administration de la CAAD afin de renforcer l’organisation de l’association et de consolider les responsabilités de chacun.
Une couverture médiatique saluée
Dans son message de remerciement, Alassane Kamara a également souligné le rôle joué par les médias partenaires. Il a notamment salué le soutien d’AFRIK1 TV, chaîne diffusée dans 44 pays africains ainsi que dans plusieurs pays européens, considérant cette collaboration comme une opportunité importante pour accroître la visibilité des ouvrages africains.
Le président de la CAAD a également remercié Simplice Agnimo, journaliste à Radio Paris Pluriel, ainsi que Lidia Antoine de Radio Passion Culturelle, pour leur couverture de l’événement. Il a toutefois souhaité que, lors des prochaines éditions, chaque auteur puisse bénéficier d’une interview afin qu’aucun participant ne soit oublié.
De nouveaux projets pour les auteurs africains
Profitant de cette rencontre, la CAAD a annoncé plusieurs initiatives destinées à accompagner ses membres. Les auteurs ont été invités à transmettre leur curriculum vitae afin de permettre la création d’un profil d’auteur ainsi que d’un Passeport littéraire CAAD 2026.
L’association a également renouvelé son appel à participation au Livre d’or sur l’amour, un ouvrage collectif en hommage aux femmes bâtisseuses de Bruxelles.
Autre annonce importante : la présidente de L’Union des Écrivaines Africaines, Sakina Cylia Lateb, a proposé la mise en place d’une carte d’adhésion à l’Office international des droits d’auteur et des droits voisins afin de renforcer la protection juridique des œuvres produites par les membres de la CAAD.
Rendez-vous est déjà pris pour 2027
Faute de temps, une partie du programme initialement prévue lors de cette première édition n’a pu être réalisée. Les organisateurs ont d’ores et déjà annoncé que ces activités seront intégrées à la deuxième édition de la Journée Internationale du Livre Africain, programmée le 15 mai 2027, dans la même salle de la Fondation Lucien Paye à Paris.
Alassane Kamara a également eu un mot d’encouragement à l’endroit des auteurs qui n’avaient pas pu obtenir leur visa pour cette première édition, les invitant à renouveler leurs démarches pour l’année prochaine.
Le Salon des auteurs à la Semaine africaine de l’UNESCO
Quelques jours après la JILA, les auteurs africains se sont retrouvés dans un autre cadre prestigieux : le Salon des auteurs, organisé dans le cadre de la Semaine africaine de l’UNESCO. La clôture de cette manifestation s’est déroulée le vendredi 22 mai 2026, offrant une nouvelle vitrine à la littérature africaine au sein d’une institution internationale de premier plan.
Le président de la CAAD a tenu à remercier Paulette Correa, fondatrice du Salon des auteurs, pour son accueil ainsi que pour le soutien apporté aux écrivains présents. Des photographies souvenirs de cette dernière journée sont venues immortaliser cette rencontre qui prolongeait les échanges initiés lors de la Journée Internationale du Livre Africain.
Une dynamique appelée à se renforcer
À travers ces deux événements organisés à quelques jours d’intervalle, les acteurs de la littérature africaine ont réaffirmé leur volonté de renforcer les espaces de dialogue, de diffusion et de valorisation des œuvres produites sur le continent et dans la diaspora.
La première édition de la Journée Internationale du Livre Africain a posé les bases d’un rendez-vous annuel appelé à s’inscrire durablement dans le calendrier des manifestations littéraires consacrées aux lettres africaines.
Quant au Salon des auteurs de la Semaine africaine de l’UNESCO, il confirme l’intérêt croissant des institutions culturelles internationales pour les écrivains africains et leurs productions.
En attendant l’édition 2027 de la JILA, ces deux rencontres demeurent comme des moments forts de la vie littéraire africaine francophone, témoignant d’une volonté commune de faire du livre un instrument de transmission, de dialogue et de développement pour le continent.





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