FILAA 2026 : Lausanne accueille le premier Festival international du livre et des arts africains 

Du 20 au 23 août 2026, Lausanne se mettra à l’heure des littératures et des expressions artistiques africaines avec la première édition du Festival International du Livre et des Arts africains (FILAA). Porté par l’ambition de faire de la ville suisse un rendez-vous annuel de référence pour le livre africain, l’événement réunira auteurs, artistes, lecteurs, professionnels du livre et jeunes publics autour du thème « La diversité et la création littéraire africaine : les voix plurielles de l’Afrique ».

Lausanne s’apprête à accueillir un nouveau rendez-vous consacré aux littératures et aux arts africains. Du jeudi 20 au dimanche 23 août 2026, l’Esplanade et le Casino de Montbenon serviront de cadre à la première édition du Festival International du Livre et des Arts africains (FILAA)

Pensé comme un espace de rencontre entre les livres, les arts et les publics, le FILAA entend mettre en lumière la diversité de la création africaine, qu’elle soit littéraire, visuelle, scénique ou contemporaine. Le festival veut également contribuer au rayonnement de la production éditoriale africaine en Suisse et favoriser les échanges entre créateurs, professionnels et lecteurs. 

Pour cette première édition, les organisateurs ont choisi pour thème : « La diversité et la création littéraire africaine : les voix plurielles de l’Afrique »

Un festival pour faire connaître la diversité des créations africaines 

Le FILAA se donne pour première mission de promouvoir le livre et les arts africains, traditionnels comme contemporains, auprès d’un large public

Son ambition dépasse ainsi la seule organisation d’un salon du livre. Le festival souhaite créer une véritable communauté autour de la littérature et des expressions artistiques africaines, en associant lectrices et lecteurs, autrices et auteurs, artistes, illustrateurs, libraires, éditeurs, institutions culturelles et jeunes publics. 

Sa vision est clairement affichée : faire de Lausanne un rendez-vous annuel de référence en Suisse pour le livre africain et les expressions artistiques africaines. Cette ambition repose sur quatre valeurs mises en avant par les organisateurs : le partage, la diversité, l’inclusion et le plaisir

Le choix de Lausanne n’est d’ailleurs pas anodin. Ville internationale et universitaire, elle offre au festival un environnement propice aux rencontres entre les différentes communautés africaines et afrodescendantes, le public suisse et les professionnels du secteur culturel. 

Véronique Tadjo, marraine de cette première édition

Pour accompagner le lancement de cette nouvelle manifestation, le FILAA a choisi comme marraine Véronique Tadjo, écrivaine, poète, essayiste et artiste franco-ivoirienne. Dans son message adressé au public, elle présente le livre et l’art comme des espaces de rencontre et de liberté, mais également comme des outils capables d’éveiller les consciences et d’interroger le monde contemporain. 

Pour la marraine, le festival doit notamment permettre de prendre le temps de feuilleter, découvrir, échanger et rencontrer celles et ceux qui donnent vie aux histoires et aux créations : auteurs, illustrateurs, artistes et autres acteurs de la création. Elle invite ainsi aussi bien les lecteurs confirmés que les jeunes lecteurs, les connaisseurs de l’art africain que les simples curieux à venir découvrir cette première édition. 

Quatre jours entre littérature, arts et débats 

Le programme du FILAA témoigne de cette volonté de décloisonner les disciplines. La cérémonie d’ouverture est prévue jeudi 20 août, tandis qu’une exposition consacrée à l’artiste Kidist Degaffe, intitulée Sankofa, accompagnera le festival durant les quatre jours. 

Vendredi 21 août, le public pourra notamment assister à la projection-débat d’un film documentaire de Missiamé Comlan, à une table ronde consacrée aux droits humains avec Bernard Boëton et Maurizio Pellitteri, ainsi qu’à une présentation de livre et des séances de dédicaces. La journée sera également marquée par une rencontre avec l’autrice et artiste Licia Chery, notamment chez Payot, partenaire libraire du festival. 

Le samedi 22 août sera particulièrement dense. Au programme : discussions autour de la création littéraire et artistique africaine, présentation de Noir en Couleurs de Licia Chery, présentation et dédicace de La fabrique du merveilleux de Noël Nétonon Ndjékéry, mais aussi une rencontre autour des « Constellations Afropéennes »

La journée laissera également une place importante au slam avec un atelier animé par la SLAAM, suivi d’une performance réunissant L’Indomptable, Célia et Encre Noire. Une scène ouverte permettra ensuite au public de participer directement à la programmation artistique. 

La littérature africaine au croisement des arts

Le FILAA entend justement éviter une séparation stricte entre littérature et autres formes de création. 

La photographie aura ainsi sa place dans la programmation du dimanche 23 août avec « Zigzag à Ziguinchor », une projection photographique et une présentation d’ouvrage réunissant François Burland et Mama Anne. La conférence « Noircir Wikipédia », animée par Ivonne González, abordera quant à elle la question des cultures africaines, des diasporas et des figures afrodescendantes. 

Une autre rencontre sera consacrée à Colon ne s’écrit pas au féminin, de Lolvé Tillmanns, dans une discussion menée par Michel Ndeze. Le festival s’achèvera notamment avec la performance scénique « Le Mortier », de Marie-Virginie Diop, avant le discours de clôture.  

Une librairie au cœur du festival 

Le livre reste évidemment au centre du dispositif. Des stands de librairies, notamment Payot, seront installés sur l’Esplanade et permettront au public de découvrir et d’acheter des ouvrages liés aux littératures et aux cultures africaines. 

Cette présence commerciale est importante pour un festival qui souhaite contribuer au rayonnement de la production éditoriale africaine. Elle permet de rapprocher les œuvres de leurs lecteurs et de créer des passerelles entre création littéraire, édition et diffusion.  

Le FILAA se présente ainsi comme un espace pouvant réunir différents maillons de la chaîne du livre : auteurs, éditeurs, libraires, lecteurs, institutions et professionnels.

Donner une place aux jeunes générations 

Le festival revendique également une dimension intergénérationnelle. Les organisateurs souhaitent que le FILAA soit accessible aussi bien aux adultes qu’aux jeunes lecteurs. Ateliers, performances, scène ouverte et rencontres doivent permettre aux différents publics de s’approprier la programmation. 

Cette orientation rejoint l’une des convictions exprimées par Véronique Tadjo : le livre et l’art peuvent contribuer à éveiller les consciences, notamment chez les plus jeunes. 

L’enjeu est donc aussi de transmettre une image plurielle des cultures africaines, loin d’une approche limitée à quelques représentations traditionnelles. Le festival entend faire découvrir des créations africaines contemporaines, des récits de diaspora, des productions afropéennes et des formes artistiques nouvelles. 

Des voix africaines et afrodescendantes réunies à Lausanne 

Plusieurs invités illustrent cette diversité. Parmi les personnalités annoncées figurent notamment Licia Chery, autrice, présentatrice, chanteuse et fondatrice des Éditions Visibles ; Marina Kone-Fortes, autrice et entrepreneure d’origine sénégalaise et cap-verdienne ; Daniska Tampise Klebo, artiste et chercheuse ; Mama Anne, curatrice, réalisatrice et productrice franco-sénégalaise ; ou encore François Burland, artiste franco-suisse. 

Le programme associe également des profils issus du monde universitaire, de la santé, des droits humains, de la création artistique et du slam. Cette pluralité des profils correspond à la philosophie du FILAA : parler de l’Afrique et de ses créations à travers plusieurs disciplines et plusieurs générations. 

Au-delà du festival, construire un rendez-vous durable

Pour sa première édition, le FILAA porte une ambition qui dépasse les quatre jours de programmation. Faire de Lausanne un rendez-vous annuel de référence du livre africain en Suisse suppose en effet de construire progressivement un réseau durable entre les acteurs de l’édition, de la littérature et des arts. 

Le festival souhaite notamment offrir un espace aux professionnels, exposants, bénévoles et médias, avec des dispositifs spécifiques destinés à chacun. Les éditeurs, libraires et institutions peuvent ainsi trouver un lieu de rencontre et de promotion, tandis que les médias sont invités à contribuer à la visibilité de l’événement. 

Cette dimension professionnelle pourrait constituer, à terme, l’un des leviers du développement du festival et de son inscription dans le calendrier culturel suisse. 

Lausanne, nouvelle escale pour le livre africain

À travers cette première édition, le FILAA participe à un mouvement plus large de valorisation des littératures africaines et des cultures de la diaspora dans les espaces culturels internationaux. Son originalité tient à la volonté de réunir livre, arts visuels, photographie, cinéma, slam, débats et performances dans un même espace. 

Dans une Suisse où vivent d’importantes communautés issues des diasporas africaines, le festival peut également devenir un lieu de dialogue entre différentes générations et différents territoires culturels. La première édition du FILAA arrive ainsi avec une ambition claire : faire de la diversité des voix africaines une force de création, de transmission et de rencontre

Du 20 au 23 août, Lausanne accueillera donc bien plus qu’un nouveau festival littéraire. Le FILAA veut poser les bases d’un rendez-vous capable de faire circuler les livres, les imaginaires et les créations entre l’Afrique, la Suisse et les diasporas. 

Comme le résume Véronique Tadjo dans son message aux festivaliers, le livre et l’art sont à la fois une invitation au voyage, un pont vers l’autre et un espace de liberté. C’est précisément autour de cette idée que le Festival International du Livre et des Arts africains entend construire son identité. 

Rendez-vous du 20 au 23 août 2026 à Montbenon, Lausanne. 

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