Claude Balogoun, lauréat du Prix Jean Pliya 2025 : un discours vibrant d’émotion et d’engagement culturel

Lors de la cérémonie du Grand Prix Littéraire du Bénin 2025, tenue dans la mythique salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou, Claude Balogoun a reçu le Prix Jean Pliya pour son roman YÊ-NU, publié aux Éditions Légendes.

Dans un discours empreint d’émotion, l’écrivain et cinéaste a salué la vision culturelle du chef de l’État, le soutien du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, ainsi que le travail de l’ADAC. Il a dédié sa distinction à tous les acteurs du livre, tout en rappelant la dimension spirituelle et universelle de son œuvre.

Intégralité du message

Mesdames et Messieurs,

Recevoir le Prix Jean Pliya, au cœur de cette prestigieuse cérémonie du Grand Prix Littéraire du Bénin 2025, ici dans la mythique salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou, est pour moi un honneur immense et une émotion profonde. Ce prix ne récompense pas seulement un auteur, mais tout un univers de travail, de foi, et d’amour pour notre culture.

Je voudrais, avant tout, exprimer ma profonde gratitude aux plus hautes autorités de la République du Bénin, notamment à Son Excellence Monsieur le Président de la République, pour sa vision éclairée en faveur de la culture et des arts. Grâce à son leadership, la création béninoise retrouve son souffle et sa place dans le concert des nations.

Mes remerciements vont également à Monsieur le Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, ainsi qu’à tout son cabinet, pour les réformes structurantes et le soutien constant qu’ils apportent à notre sous-secteur. Vous êtes les bâtisseurs silencieux d’une renaissance culturelle dont nous sommes les témoins privilégiés.

Je salue avec reconnaissance l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC) pour l’organisation impeccable de cette soirée, véritable célébration du talent, du professionnalisme et de la passion. Merci pour cette scénographie qui a su magnifier la littérature béninoise.

Je rends hommage à l’ensemble du public, aux faîtières, associations, festivals, et à tous les acteurs de la chaîne du livre — auteurs, éditeurs, libraires, imprimeurs, bibliothécaires — qui maintiennent la flamme vivante du savoir et de la création.

Je remercie sincèrement les membres du jury, pour leur rigueur, leur bienveillance et leur regard exigeant, ainsi que tous les autres lauréats et finalistes, véritables compagnons d’aventure dans ce grand voyage de l’esprit.

Permettez-moi de dire quelques mots sur l’œuvre qui m’a valu cet honneur : YÊ-NU. Ce livre est un cri et une prière, un pont entre le visible et l’invisible. Il explore les liens mystérieux entre héritage spirituel, identité et destin à travers le parcours de deux jumelles séparées à la naissance — l’une grandissant en Afrique, l’autre en Europe —, deux âmes que le sort oppose et réunit dans un même souffle. YÊ-NU parle de mémoire, de transmission, de la part sacrée qui habite chaque être et que le monde moderne tente d’oublier.

C’est un roman de racines et d’espérance, né du sol béninois, nourri par nos traditions et ouvert sur l’universel.

Je dédie ce prix à mes amis, à mes lecteurs, à ma famille, et à mon équipe de GANGAN PRODUCTIONS, mon entreprise, qui m’accompagne dans chaque aventure artistique avec fidélité, énergie et passion.

Puissions-nous, ensemble, continuer à écrire les plus belles pages du Bénin — celles où la culture éclaire, rassemble et élève.

Je vous remercie.


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