L’École d’Été d’Écriture et de Journalisme (EEEJ) lance son appel à candidatures pour sa 4ᵉ édition, prévue à Cotonou du 27 juillet au 08 août 2026. Portée par la Fondation Vallet sous l’égide de la Fondation de France et organisée par l’ONG Bénin Excellence, cette initiative propose aux jeunes talents une immersion unique au croisement de l’écriture, du journalisme, du cinéma et de la photographie, dans une dynamique de création, de réflexion et d’expérimentation.
Une édition autour du thème : Flash, Clap et Patrimoine
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 10 mai 2026 et concernent des jeunes âgés de 30 ans au plus, issus des pays d’Afrique francophone, qu’ils soient étudiants, professionnels ou aspirants aux métiers de l’écriture et du journalisme.
Pensée comme un laboratoire intellectuel et créatif, l’EEEJ associe enseignements théoriques, ateliers pratiques, conférences et enquêtes de terrain. Elle permet aux participant.e.s d’explorer plusieurs disciplines complémentaires telles que l’histoire, la philosophie, les sciences politiques, la littérature, les arts visuels et vivants, le droit, la géographie, la santé ou encore les enjeux du matrimoine et du patrimoine.
Cette transversalité favorise une lecture élargie du monde et des formes narratives contemporaines.
Une quatrième édition centrée sur l’image et le patrimoine
Placée sous le thème « Flash, Clap et Patrimoine », l’édition 2026 mettra l’accent sur la photographie et le cinéma, deux arts de l’image au cœur des représentations contemporaines. Les participant.e.s seront invité.e.s à interroger ces formes artistiques dans leurs spécificités, mais aussi dans leurs croisements : rapport au temps, construction de l’espace, narration visuelle et langage des images.
L’école questionnera notamment la manière dont ces arts contribuent à la lecture et à la transmission du matrimoine-patrimoine africain, en explorant leur capacité à documenter, interpréter et transformer les réalités sociales et culturelles. Les réflexions porteront également sur des problématiques telles que la grammaire audiovisuelle, la lecture des images ou encore les frontières entre photographie et cinéma.
Une formation exigeante et pluridisciplinaire
Durant les deux semaines de formation, les participant.e.s bénéficieront de conférences, séminaires et ateliers animés par des universitaires, des professionnel.le.s des médias, des artistes et des personnalités du monde culturel et politique. Des sorties de terrain à Cotonou viendront enrichir les apprentissages, en lien avec les thématiques abordées.
Les travaux produits feront l’objet de publications dans une revue collective, comme lors des précédentes éditions, renforçant ainsi la dimension concrète et professionnelle du programme.
Les éditions passées ont déjà permis d’accueillir 48 jeunes de 10 pays africains, dont le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Guinée, Madagascar, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Chaque édition s’est construite autour d’un thème fort, allant de l’écriture des territoires à la réflexion sur la santé, puis à la question des mémoires et identités.
Conditions de participation et modalités pratiques
Les candidat.e.s doivent disposer d’un ordinateur personnel et soumettre un dossier de candidature comprenant une pièce d’identité, un CV, un diplôme ou attestation de Bac, un écrit personnel de trois pages maximum, ainsi qu’un projet d’article en lien avec le thème de l’édition.
Les candidatures se font exclusivement en ligne via la plateforme officielle de la Fondation Vallet eeej.fondationvallet.org. Les lauréat.e.s bénéficieront d’une prise en charge complète incluant le transport pour les participant.e.s internationaux, ainsi que l’hébergement et la restauration pour l’ensemble des sélectionné.e.s.
Au terme du processus, 15 lauréat.e.s seront retenu.e.s pour participer à cette édition 2026, qui promet une immersion intellectuelle et créative au cœur des écritures contemporaines.
Avec cette nouvelle édition, l’EEEJ confirme sa vocation : former, interroger et accompagner les jeunes talents africains dans la construction de récits ancrés dans leur époque, entre exigence journalistique et liberté littéraire.





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