Rêves amers : Maryse Condé

Rêves amers : Maryse Condé

La pauvreté et la misère chronique sont des facteurs qui peuvent pousser à s’aventurer dans des lieux inconnus ou vers des horizons infinis. Ces pérégrinations peuvent apporter des solutions, mais apportent aussi des malheurs qui sont fatales à ceux qui s’y adonnent. C’est certainement ce que montre Maryse Condé dans son ouvrage Rêves amers. D’origine Guadeloupéenne, elle est auteure de plusieurs romans ; dont Rêves amers qui est édité à Je bouquine et s’étend sur 79 pages. Il est paru pour la première fois en 1987.

Rêves amers : Maryse Condé

Résumé de l’ouvrage Rêves amers de Maryse Condé

Rose-Aimée en attendant la voix de son père la héler de loin, comprit que la situation va de mal en pire. Une situation qui ne laisse personne et n’a épargné aucune âme qui vit dans le village de Limbé. Il s’agit de la sécheresse qui a entraîné la famine dans tout le village. 

Pire, les réserves de nourriture et autres sont asséchés. Alors de commun accord avec ses parents, Rose-Aimée décida de travailler en ville à la solde de madame Zéphyr. Un travail qui lui permettra de subvenir à ses besoins, mais aussi dans la mesure du possible à ceux de ses parents.

Une fois à Port-au-Prince, la vie qu’elle rêvait mener s’est volatilisée car madame Zéphyr ne lui faisait pas de cadeaux. Elle la traitait de tous les noms d’oiseaux. Cependant, Rose-Aimée endurait tout cela sans broncher. Mais, une occasion se présenta à lui ; Madame Zéphyr lui demanda un service. Celui-ci ne va pas aboutir comme c’était souhaité. 

Mais aussi sera l’opportunité pour elle de quitter madame Zéphyr une fois de bon pour vivre sa vie comme elle l’entendait. A bien réfléchi, Rose-Aimée arrivera-t-elle à ses fins ? Son aventure vers Miami sera-t-elle une réussite ? Son rêve est-il amer ou fatal ?

Analyse de l’œuvre Rêves amers de Maryse Condé

L’écrivain en écrivant n’a pas pour seul but de faire voyager le lecteur de lui faire connaître ce qu’il ne sait pas. Mais de faire passer un message et mieux d’utiliser un vocabulaire pour faire marteler son discours dans la tête des lecteurs. Maryse Condé ne se déloge pas de cette règle. 

Elle traite dans cet ouvrage de la misère, la pauvreté et l’immigration clandestine fatale. D’abord, elle débute l’ouvrage par un fléau naturel qui n’a pas de limite. Car il peut arriver dans n’importe quel pays ou sur n’importe qu’elle continent. Il s’agit de la misère, de la sécheresse, la famine doublée d’une pauvreté chronique. 

Une situation qui pour les villageois est une malédiction ou la colère des dieux. Les parents de Rose-Aimée, moulés dans cette pratique et traditions estiment que la solution est la ville. Celle où il fait mieux vivre tout en oubliant que la ville peut causer la mort subite. 

« Rose-Aimée, viens ici … » P.7.

De plus, l’auteur montre que les parents ignorent la plupart du temps la manière d’agir de ceux à qui ils confient leurs enfants. Car elle estime que ce sont des gens sans une once de pitié et qui voient les enfants qu’on leur a confiés comme des animaux. Animaux qu’il faut battre à la moindre incartade. 

«  Regardez-moi cette petite me gêne… » P.24.

Mieux, l’auteur fait un saut vers la tradition ou la culture de la reconnaissance des bienfaits de l’être divin. A cet effet, il présente l’attitude de Rose-Aimée qui implore l’assistance et remercie la divinité Lègba. « merci, bon Papa Lègba ; merci mère Ersuline… » P.51.

Enfin, elle parle d’un phénomène qui s’observe pour la plus grande part en Afrique. Juste qu’ici, il s’agit des Antilles. C’est l’immigration clandestine, une immigration qui se fait dans des conditions inhumaines et suicidaires. Pire, cette immigration conduit plusieurs personnes à la mort. Une mort qui empêche ces rêveurs d’atteindre l’eldorado convoité « on nous a entassés… » P.71.

Critique et Avis personnel de l’œuvre ‘’ Rêves amers ‘’

L’ouvrage Rêves amers destiné à un public mineur nous apprend et aborde beaucoup de thématiques qui vont au-delà même d’un public ciblé. Le rythme est fluide, la lecture est aisée. Il est destiné à la portée de tous car le niveau de langue est à la portée de tous. Le vocabulaire est simple et compréhensible.

Aperçu de la vie de l’auteur

Maryse Condé, née de Marise-Boucolon le 11 février 1937 à Pointe-à-Pitre, est une journaliste. Elle est aussi professeure de littérature et écrivaine d’expression française « guadeloupéenne indépendantiste » comme elle l’a toujours revendiqué. 

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