Dans Les Amours Incurables de Jean‑Paul Tooh-Tooh, recueil de nouvelles publié aux Éditions du Tamarin en 2015, l’auteur plonge le lecteur dans une série de récits sombres où les passions humaines, la déchéance morale et les violences sociales se croisent brutalement. À travers des histoires comme L’Araignée désabusée, Devoir de cuissage ou encore Tourbillon élégiaque, l’ouvrage met en scène des personnages broyés par l’abandon, l’abus de pouvoir, la domination masculine et les excès sexuels. Chaque nouvelle agit comme un miroir cruel des dérives sociales contemporaines, proposant une réflexion sévère sur la responsabilité individuelle et les conséquences des choix humains.
»L’Araignée désabusée »
Régis abandonna Mauricette pour non conception. Cette rupture avec sa femme l’affecta au point ou, il a été mentalement atteint. Après deux ans d’errance, il fut repêché et refait homme par Carine, une jeune commerçante. Cette dernière l’avait confié au soin d’un psychologue. Ayant retrouvé totalement ses facultés mentales, il est devenu peintre sur conseil de son médecin psychiatre.
Mais, après sept ans de vie commune avec Carine son sauveur, elle lui enfanta une enfant nommée Vignon Nanette Leila Kristiboul. Cependant, Carine mourut, et Chantal, sa sœur, s’est proposée de prendre soin de sa nièce Leila. Ainsi, Régis avait totalement abandonné sa fille, il était noyé dans de nombreux voyages dû à son métier.
Malheureusement, Leila devint une prostituée. Elle eut un de ces jours pour client son propre père sans s’en rendre compte, mais ils ne se sont pas entendus sur le montant : cinq jours de caresse et de présence assidue de Leila. Le client proposait 1.200.000 FCFA et Leila avançait 2.000.000.
Un autre jour, Régis réussit grâce à Carlos, son démarcheur de filles de joie à l’avoir dans son lit. C’est alors que Carlos débarqua, les vit en pleine séance de jambes en l’air et les rejoignit aussi, c’était devenu une partouze composée de la jeune fille de 15 ans, Leila, de Régis son père et de Carlos.
Après le partouze, Régis découvrit qu’il venait de commettre de l’inceste en lisant la carte d’identite de Leila à travers la petite sac déchiré qu’elle portait. Il tomba raide.
Leçon: Ce n’est pas bon d’abandonner ses propres enfants.
»Devoir de cuissage »
Adéyémou est un vieux sexagénaire ventru, anciennement syndicaliste, il est un Ministre de son pays. Il réussit dans l’enceinte même de l’église »Bon Pasteur » à obtenir de la jeune Laura un contrat charnel après l’avoir courtisé : Se rendre disponible cinq nuits sur sept (5/7) jours.
Tout allait bon train entre les amoureux jusqu’au jour où, voulant acheter des friandises à son amante, il entra dans un supermarché, garant sa voiture RAV4 à la devanture. Laura l’attendait dans la voiture. Dans son attente, elle découvrit d’abord un journal sur lequel on lit: <<une belle de nuit dans le collimateur de la mafia.>>
Le trouvant désagréable pour elle, elle le jeta, ses yeux tombent sur deux photos, sur la première, Adeyemou son amant et sa légitime épouse, elle rit. Éprise d’aversion pour la seconde photo, elle la déchira. Elle attendait toujours son amant dans la voiture alors que, de l’autre côté, dans les toilettes du supermarché, son amant s’adonnait à une partie de jambes en l’air avec Jasmine, sa cousine.
Elle sortît enfin de la voiture, et sous la fine pluie, pénétra le supermarché, parcourant les allées et couloirs, elle fut alertée par des cries cumulée d’homme et de femme de travers la porte des toilettes, elle resta là attentive. Entre temps la police avait été alertée de sa présence.
Après l’ouverture de la porte, Laura vit sortir Jasmine sa cousine, elle comprit vite le coups. Son amant, le ministre Adeyemou lui s’est d’abord caché dans les contreplaqués des toilettes, Laura ressortit aussitôt et se jette sur Jasmine mais la foule déjà mobilisée l’a maîtrisé. Elle proféra quand même des injures et menaces à l’encontre de Jasmine.
Toujours caché au-dessus du plafond, le Ministre n’était du tout pas confortable, attentif aux bruits, obligé de se poser, sa fesse gauche heurta une pointé de clou, et son sang suinta. Laura et Jasmine ont été expulsées de l’enceinte du supermarché mais continuaient toujours par s’engueuler à la devanture quand Adéyémou apparut.
Fatigué et sans force, il s’écroula après quelques pas. Jasmine et Laura cessent net leurs spectacle, elles réussissent à le porter dans sa voiture et resoluent de l’amener à l’hôpital CNHU ne sachant pas conduire, Laura était obligée de prendre quand même le volant. Ayant réussi à feinter un Zémidjan-Man imprudent, elle heurta ensuite quatre motocyclistes, trois piétons avant d’achever sa course dans les murs d’une station d’essence.
Leçon: La dépravation sexuelle n’est pas une bonne chose.
»Tourbillon élégiaque »
Collette est une femme vivant en concubinage avec Karl depuis Dix ans. Elle n’a jamais été heureuse, son homme la battait souvent en commençant par des gifles. Un bon matin, elle a dû fuir la maison pour le bar »Tendance du moment » évitant ainsi une énième bastonnade, le temps que son homme aille à son job.
Cependant, le stress l’amena à fumer et boire au point de se saouler. Déjà en étant d’ivresse, elle réclama encore de bière au gérant, mais ce dernier refusa. Fâchée, elle brisa une bouteille vide et menaça de l’enfoncer dans le ventre du gérant mais elle fut vite maîtrisée.
Un soir, alors que Karl était de retour de son Job, sa femme s’attelait pour le repas du soir. Ne voulant pas comprendre que c’était la lessive bien épuisante qu’a faite sa femme qui avait causé le retard du repas, il bastonna à nouveau sauvagement sa femme. Mais, les voisins et habitants réussirent à déverrouiller de force la porte de leur chambre et la sauvèrent.
Les femmes ôtèrent le surplus de leurs pagnes pour la couvrir et la portent comme une cadavre jusqu’à la maison de Dame Wassilath où elle fut hébergée. Le lendemain soir, Karl son mari recommença encore, colère folle et agressif. Elle a dû s’enfuir de nouveau pour le bar »Tendance du moment » en escaladant le mur, dans sa fuite, elle s’est faite piqué par une épine au pied dans un champ de maïs.
Ainsi, les clients et le gérant du bar essayaient de la calmer quand Karl, son mari leurs apparaît, il saisit Collette la souleva avant de la laisser tomber sur le plancher la brisa ainsi le crâne. Fâchés, les clients le frappa correctement avant de le lier au tronc d’un manguier tout nu. Là,chaque villageois venait lui asséner sa part de correction.
Il passa trois bons jours attachés. Le premier jour, Apollinaire son frère accompagné de Sounvi son épouse l’ont aperçu. Sounvi lui avait craché trois fois de suite en plein visage. ll avait essayé de violer Sounvi au marigot quand un enfant du nom de Gbodja et son ami l’ont surpris, ses amis faisaient semblant de ne pas le voir, ses petite amies venaient se moquer de lui.
Il rampait pour se mourir de mangue pourrie tombées à distance. Au deuxième jour, il était presque méconnaissable, corde toujours attachée au cou comme un mouton, les femmes allant au marigot ainsi que les enfants se moquaient de lui.
Leçon : Ce n’est pas bon d’utiliser sa vigueur masculine pour maltraiter ou battre sa propre femme ou les femmes. L’alcool et la cigarette ne sont pas des produits de déstressant, ils en rajoutent au contraire de pire problèmes.
»Attraper le mur »
Django est revenu au bercail après dix ans passés en France. Il crée un lupanar, intitulé »Attraper le mur ». Une petite maison destinée à ceux qui aiment tirer plaisir de leurs derrière. Aux homosexuels. Se faire sodomiser équivalait à cent mille francs l’orgasme. Nestor, un jeune étudiant s’est vite abonné à ce lupanar grâce à un camarade d’Amphi qui lui avait filé le secret.
Ainsi, il réussit à s’acheter non seulement une moto Drame, à s’offrir un appartement d’étudiant bien meublé, mais aussi à faire de Christelle une véritable fiancé puisqu’elle vit désormais avec lui. Ceci après seulement sept séances d’offrandes de son derrière dans ce lupanar. Étant identité comme l’un des grand abonnés dont le service faisait flamber le chiffre d’affaire de l’établissement, Django, le propriétaire du lupanar devient vite son ami.
Mais, depuis que Nestor lui présenta Christelle sa fiancée, il était devenu très fréquent chez Nestor, et souvent, c’est pour contempler les seins de Christelle. Un de ces jours, il était encore venu chez Nestor, ce dernier étant absent, Christelle était seule dans la maison. Il en profite pour la courtiser. Pour la convaincre, il la dit que Nestor ne l’a jamais aimer, qu’il était en réalité un homosexuel, la brandissant comme preuves quelques images d’actions de Nestor.
Ainsi, elle était déjà enragée quand Nestor rentre aussitôt chez lui, Christelle saisit une bouteille de Coca-Cola qu’elle lui lança en pleine figure. Il tomba raide dans un marre de sang. Apeurés, Django et Christelle sortirent aussitôt de l’appartement.
Leçon : L’homosexualité n’est pas une bonne chose.
»l’Amante de Dieu »
Après ses (36) trente-et-six ans, de vie remplie d’échecs répétés et surtout de débauche sexuelle, Dame Flore est enfin enceinte d’une fille dont elle ne connaît pas le père. N’ayant plus aucune espoir de vivre, elle s’isola dans une chambre pour se donner la mort en buvant un verre de cyanure.
Onze heures et une minute (11H01min) était l’heure qu’elle avait choisi pour boire son poison. Cependant, Jacques, son amant réussit à ouvrir sa porte et fit tomber de sa main le poison. Face à la détermination de Flore à se donner la mort, il sortit de sa poche une paire de menottes, son amante, pensant qu’elle allait être séquestrer, sortit maintenant de sa robe une arme et menaça de se tirer.
Jacques, se sentant cette fois ci impuissant, la rappela quand même l’État de grossesse dans lequel elle était, elle le rappela aussi qu’il n’était pas le père de l’enfant qu’elle porte. Mais, il essaya de la rassurer qu’il sera le père de l’enfant qu’elle porte. Brusquement, elle tomba. Transportée à l’hôpital, elle accoucha d’une fille en présence non seulement de Jacques mais aussi de toutes les familles et proche.
Ému, Jacques immola trois bœufs. Néanmoins, cinq jours après la réjouissance et les bénédictions, Flore fût retrouvée morte dans un divan, avec à sa poigné gauche une lettre dans laquelle elle révélait qu’une trentaine d’homme avait connu sa nudité et qu’elle se retrouve avec une enfant dont elle ne connaît pas le père, la lecture auquelle elle s’était adonnée pour oublier ses soucis a montré sa limite, du coup, n’ayant plus aucune espoir de vivre, elle a choisi de se donner la mort.
Leçon : La débauche sexuelle n’est pas une bonne chose.
Ce texte a été produit dans le cadre des challenges de lecture Je Lis Chaque Jour – édition 2024.
Références
Ouvrage : Les Amours Incurables
Auteur : Jean‑Paul Tooh-Tooh
Genre : Nouvelles
Maison et année d’édition : Éditions du Tamarin, 2015
Auteur du texte : Florent Amadji





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