L’AECI a désormais un chez-soi : Dr Hélène Lobé ouvre officiellement les portes à Plateau Dokui, 2 août 2025

L’histoire littéraire ivoirienne vient de franchir une étape majeure. Ce samedi 2 août 2025, l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) a officiellement inauguré son siège social, situé à Abidjan au Plateau Dokui, non loin de la pharmacie Sainte Odile. Un moment à forte valeur symbolique, couplé à la rentrée littéraire 2025 de l’organisation.

Longtemps attendue, l’ouverture de ce siège représente bien plus qu’une simple acquisition immobilière : c’est la naissance d’un lieu de convergence pour les plumes ivoiriennes. Écrivains, poètes, lecteurs, critiques, jeunes auteurs en devenir — tous disposent désormais d’un espace dédié à la réflexion, à la création et à la défense des lettres nationales.

Portée par sa présidente, Dr Hélène Lobé, l’AECI entend faire de cette adresse une maison vivante du livre : ateliers d’écriture, lectures publiques, résidences littéraires, séances de mentorat ou encore plaidoyer pour la professionnalisation du secteur sont au cœur du projet. Le lieu ambitionne aussi de jouer un rôle de passerelle entre auteurs, éditeurs et lecteurs.

Cette inauguration témoigne d’une volonté collective : celle de fédérer les énergies autour d’un même idéal, celui de faire rayonner la littérature ivoirienne à l’intérieur comme au-delà des frontières. Elle marque aussi une rupture avec l’isolement auquel de nombreux auteurs étaient confrontés, faute de structure d’accueil pérenne.

Créée en 1986 de la fusion de deux entités majeures (APOCI et UPEI), l’AECI œuvre depuis près de 40 ans à la valorisation de la production littéraire nationale. Présidée depuis 2022 par Dr Hélène Lobé, elle agit en faveur des droits des auteurs et de la promotion active de la lecture, tout en veillant à ancrer la littérature dans les débats contemporains.

Par cette adresse, l’AECI inscrit désormais son action dans un lieu tangible. Et si ce bâtiment a des murs, il se veut surtout ouverture : aux voix nouvelles, aux idées libres, aux lectures partagées. Une étape fondatrice, que les écrivains ivoiriens célèbrent comme un tournant décisif pour leur avenir commun.

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