Billet de Hervé-Mélaine AGBESSI : Spinoza; La toute puissance du libre arbitre !

Billet de Hervé-Mélaine AGBESSI : Spinoza; La toute puissance du libre arbitre !

Les hommes sont déterminés par les circonstances et par leurs passions. Ils croient être libres car ils n’ont pas conscience des causes qui les déterminent. Nous avons tendance à émettre des jugements moraux sur la conduite des autres, en les louant ou en les blâmant. Il vaut mieux philosopher et chercher à comprendre la nature humaine plutôt que de blâmer les hommes pour des comportements qu’ils n’ont pas choisi.

Billet de Hervé-Mélaine AGBESSI : Spinoza; La toute puissance du libre arbitre !

Pour Spinoza, nous avons tendance à nous moquer des hommes et à les juger durement car nous croyons à la toute puissance du libre arbitre. Nous pensons que l’homme est libre et donc pleinement responsable de ses choix, là où, en réalité, les hommes sont déterminés par les circonstances et par leurs passions. 

C’est ce que dit Spinoza dans l’Ethique, les hommes croient être libres car ils n’ont pas conscience des causes qui les déterminent. Ils ne voient pas à quel point, ils sont influencés par des causes antérieures qui agissent sur leurs choix.

La conséquence de cette illusion, pour Spinoza, est que nous avons tendance à émettre des jugements moraux sur la conduite des autres, en les louant ou en les blâmant, car nous les pensons pleinement responsables de leurs actes. Nous allons également nous indigner, pleurer ou nous moquer face à ce que nous pensons être un mauvais usage du libre arbitre. 

Mais, pour Spinoza, ces jugements et ces réactions émotionnelles n’ont pas grand sens et il vaut mieux philosopher et chercher à comprendre la nature humaine plutôt que de blâmer les hommes pour des comportements qu’ils n’ont pas choisis.

« Ni rire, ni pleurer, ni détester, mais comprendre ». Cette citation de Spinoza, nous enjoint donc à chercher à comprendre plutôt qu’à blâmer.

Hervé-Mélaine AGBESSI 

Articles Similaires
QUAND UNE FEMME CESSE D’ÊTRE AGRÉABLE : Sans anesthésie (17) — la chronique de Johane Joseph 

Et si « elle a changé » signifiait simplement : « elle ne se laisse plus faire » ? Pendant Lire plus

LE PRIX DE NOS SACRIFICES : Sans anesthésie (16) — la chronique de Johane Joseph 

Nous apprend à donner, rarement à mesurer ce que cela nous coûte. Dès l’enfance, le sacrifice est souvent présenté comme Lire plus

Chants d’amour du gynolâtre de Babacar Korjo Ndiaye : Quand la poésie amoureuse accepte le débat 

Il y a des recueils qui célèbrent la femme ; il y en a peu qui, ce faisant, osent l’interroger Lire plus

Littérature grise : ces travaux universitaires qui dorment dans les bibliothèques

Mémoires, rapports de stage, thèses et autres productions académiques constituent une mine d’informations souvent peu exploitée. Conservés dans les bibliothèques Lire plus

APPRENDRE À LÂCHER PRISE : Sans anesthésie (15) — la chronique de Johane Joseph  

Et si ce que nous appelons persévérance n’était parfois que la peur d’abandonner ? Dans cette chronique, Johane Joseph, alias Lire plus

Mon corps, pas mon combat, mon compagnon : Sans anesthésie (14) — la chronique de Johane Joseph  

Pourquoi passons-nous autant de temps à faire la guerre à notre propre corps ? Entre les injonctions sociales, le regard Lire plus

Et si nous avions diabolisé celui qui voulait nous ouvrir les yeux ? une tribune de Tossoukpe Frédéric Herman 

Chronique de Tossoukpe Frédéric Herman  Depuis des siècles, certaines figures religieuses occupent une place particulière dans l’imaginaire collectif. Le serpent Lire plus

L’invisible : Sans anesthésie (13) — la chronique de Johane Joseph  

Certaines femmes ne sont jamais vraiment absentes de la vie d’un homme. Elles sont là depuis des années, partagent ses Lire plus

Renouveler ou s’user : Sans anesthésie (12) — la chronique de Johane Joseph 

Pourquoi les débuts d’une relation semblent-ils si intenses, alors que le temps finit parfois par émousser les émotions et les Lire plus

2 responses to “Billet de Hervé-Mélaine AGBESSI : Spinoza; La toute puissance du libre arbitre !”

  1. Avatar de HANTAN Régis Mahougnon
    HANTAN Régis Mahougnon

    Plutôt comprendre les autres et non les blâmer. Merci

  2. […] voyages. J’ai ressenti tant d’émotions. J’ai toujours su qu’écrire est une forme d’immortalité car, le livre traverse les âges et transmet un message aux diverses générations. Il était tant […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share via
Copy link