Publié en 2000 aux éditions Éditions du Seuil, Allah n’est pas obligé de l’écrivain ivoirien Amadou Kourouma est un roman poignant de 223 pages qui plonge le lecteur dans les réalités tragiques des guerres civiles en Afrique de l’Ouest. Couronné par le Prix Renaudot, le Prix Goncourt des lycéens et le Prix Amerigo Vespucci en 2000, ce récit met en scène Birahima, un enfant-soldat confronté à la violence, à l’errance et à la perte. À travers une narration à la fois crue, ironique et profondément humaine, Amadou Kourouma interroge la guerre, l’innocence perdue et les dérives politiques qui plongent les populations dans le chaos. Ce roman majeur de la littérature africaine contemporaine offre ainsi une réflexion saisissante sur l’enfance brisée et la brutalité des conflits armés.
Le conflit armé compte parmi les événements les plus significatifs et les plus fréquents dans le récit de l’espèce humaine. Publié en 2000 aux éditions Seuil, le roman Allah n’est pas obligé est un roman de Amadou Kourouma qui raconte les réalités sanglantes de la guerre dans un ton assez comique. Ledit roman est écrit en 240 pages subdivisées en six (06) chapitres. Pourquoi Allah n’est pas obligé ? Qu’est-ce qu’il n’est pas obligé de faire ? De quoi veut-on bien parler dans ce roman ?
Résumé de l’œuvre Allah n’est pas obligé de Amadou Kourouma
Allah n’est pas obligé se dévoile en tant que récit-document ou document-récit, tant son enjeu est en phase avec les événements actuels, c’est-à-dire la question des jeunes combattants dans les conflits internes du continent africain.
Le récit prend place entre la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Liberia. Ibrahima, figure principale et conteur du récit, est un jeune garçon dont l’âge oscille entre 10 et 12 ans. À ses côtés, évolue Yacouba, Alias Tiécoura le grigriman, multiplicateur de billets traqué par la police ivoirienne pour association de malfaiteurs.
Initialement, il est surtout entouré de sa génitrice malade d’une plaie d’estomac qui lui aurait été infligée par une malédiction virulente. Il y a aussi sa matriarche, qui, en dépit de sa vieillesse, s’évertuait à dorloter son petit-fils favori. Sa mère, malgré les souffrances quotidiennes et son infirmité, s’efforçait toujours de s’acquitter au mieux de ses responsabilités maternelles.
Tout se passait pour le mieux jusqu’à la disparition de sa mère, qui trépassa bien qu’elle eût tenté de nombreux soins pour soulager ses douleurs constantes et atroces. Orphelin de père et désormais de mère, sa grand-mère opta pour qu’il parte rejoindre sa tante au Liberia. En compagnie de son oncle Yacouba, leur trajet fut semé de dangers et d’obstacles.
Une fois au Liberia, la mission initiale de retrouver sa tante s’avéra plus ardue que prévu. Lui et son oncle durent se transformer en jeunes guerriers et devins des chefs insurgés. Ils embrassèrent pendant des mois un quotidien inédit tout en continuant discrètement leurs recherches pour la tante.
Lorsqu’ils parvinrent enfin là où résidait réellement la tante, celle-ci avait déjà péri et avait été inhumée dans une sépulture collective. C’est avec une affliction profonde et le sentiment d’une quête inachevée que s’acheva l’odyssée libérienne d’Ibrahima. Il a sans doute vécu en quelques années ce que nombre d’individus n’expérimenteront jamais de leur existence.
Personnages de l’œuvre Allah n’est pas obligé
L’œuvre a essentiellement deux (02) personnages principaux :
– Birahima : personnage principal et narrateur du roman
– Yacouba : Oncle indirect de Yacou
Quelques citations Amadou Kourouma
- Quand on n’a pas de père, de mère, de frère, de sœur, de tante, d’oncle, quand on n’a pas de rien du tout, le mieux est de devenir un enfant-soldat. Les enfants-soldats, c’est pour ceux qui n’ont plus rien à foutre sur terre et dans le ciel d’Allah.
- Allah ne laisse jamais vide une bouche qu’il a créée.
- Quand on dit qu’il y a guerre tribale dans un pays, ça veut dire que les bandits de grand chemin se sont partagé le pays.
- Il faut toujours remercier l’arbre de Karité sous lequel on a ramassé de bons fruits pendant la bonne saison.
- On suit l’éléphant dans la brousse pour ne pas être mouillé par la rosée.
Dans ce mirifique livre, la vie palpite dans chaque phrase, brûlante comme un remords, acide comme un reproche. La lecture de l’auteur Amadou Kourouma vous amènera le plus loin possible dans son univers.
Quatrième de couverture
Birahima, le narrateur de ce roman, a une douzaine d’années et il retrace son itinéraire d’enfant-soldat de l’Afrique contemporaine, entre le Liberia et la Sierra Leone. Orphelin, jeté sur les routes en compagnie d’un marabout mi-philosophe mi-escroc, Birahima se fait enrôler dans une bande de pillards. Kalachnikov en bandoulière, pour gagner sa solde, il va bientôt participer aux pires exactions : «De camp retranché en ville investie, /…/ j’ai tué pas mal de gens. /…/ beaucoup de mes copains enfants-soldats sont morts. Mais Allah n’est pas obligé d’être juste avec toutes les choses qu’il a créées ici-bas.»
Après En attendant le vote des bêtes sauvages (Prix du Livre Inter 1999), Ahmadou Kourouma nous livre un récit picaresque et terrifiant sur une époque de massacres dont les enfants sont les tristes héros.
Prix Renaudot 2000
Prix Goncourt des lycéens 2000
Prix Amerigo Vespucci 2000
Références du livre
- Titre : Allah n’est pas obligé
- Auteur : Amadou Kourouma
- Éditeur : Éditions du Seuil
- Date de publication : 2000 (édition mentionnée : 14 janvier 2002)
- Langue : Français
- Nombre de pages : 223 pages
- ISBN-10 : 2020525712
- ISBN-13 : 978-2020525718





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