Publié le 20 février 1943, LE JOURNAL DU SÉDUCTEUR est écrit par le philosophe danois Sören KIERKEGAARD. Ce roman édité chez Gallimard est une partie de l’ouvrage Ou bien… ou bien. Il s’agit d’un livre plutôt bizarre dans lequel le narrateur séduit une femme exactement comme s’il voulait attraper une proie.
Alectryon a bien pu s’oublier, pourquoi le soleil n’a-t-il pas assez de pitié pour faire comme lui ? Tout est fini pourtant, et je ne désire plus jamais la voir. Une jeune fille est faible quand elle a tout donné, car en donnant tout, elle a tout perdu. En effet, l’innocence chez l’homme est un élément négatif, mais chez la femme, c’est l’essence de sa nature.
À présent toute résistance est impossible, et il n’est pas beau d’aimer, lorsqu’elle a pris fin, ce n’est que faiblesse et habitude. Je ne désire pas me souvenir de nos rapports. La jeune fille est déflorée et nous ne sommes plus au temps où le chagrin d’une jeune fille délaissée la transformait en un héliotrope.
Je ne veux pas lui faire mes adieux; rien ne dégoute plus que les larmes et les supplications de femme qui défigurent tout et qui, pourtant, ne mènent à rien. Je l’ai aimée , mais désormais elle ne peut plus m’intéresser.
Comme il serait donc piquant de savoir si on peut s’évader des rêveries d’une jeune fille et la rendre assez fière pour qu’elle s’imagine que c’est elle qui en a assez des rapports. Quel épilogue passionnant, qui au fond présenterait un intérêt psychologique et en outre pourrait vous offrir l’occasion de beaucoup d’observations érotiques.
EBAGNE BEKEMEN SÉVERIN





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