Véronique Tadjo lauréate du Prix Ivoire de la littérature africaine d’expression francophone 2025 pour Je remercie la nuit

L’écrivaine ivoirienne Véronique Tadjo a remporté le Prix Ivoire de la littérature africaine d’expression francophone 2025 pour son roman Je remercie la nuit, publié aux éditions Mémoire d’Encrier en 2024. Elle succède ainsi à la Tunisienne Azza Filali, lauréate 2024 pour Malentendues (Élyzad). Ce prestigieux prix, doté de 3 000 000 F CFA (environ 3 000 euros), lui sera officiellement remis le samedi 5 décembre 2025 à Abidjan, au cours d’une cérémonie organisée par Akwaba Culture.

Une édition riche et sélective

La 17ᵉ édition du Prix Ivoire a enregistré 88 ouvrages en provenance de 18 pays, témoignant de la vitalité et de la diversité de la création littéraire africaine francophone. Parmi les cinq finalistes figuraient :

  • Christian Eboulé, Le Testament de Charles (Afrédit, 2025)
  • Lucy Mushita, Expat Blues (Project’îles, 2024)
  • Dieudonné Niangouna, La Mise en Papa (L’Œil d’or, 2023)
  • Solo Niaré, L’Eunuque et l’empereur (Nimba, 2024)
  • Véronique Tadjo, Je remercie la nuit (Mémoire d’Encrier, 2024)

Le jury, présidé par la dramaturge et écrivaine Werewere-Liking, a salué l’écriture sensible et lumineuse de Véronique Tadjo, qui explore avec profondeur les blessures et les espoirs de l’humanité à travers une méditation poétique sur la nuit, la mémoire et la résilience.

Un prix ancré dans la promotion du livre africain

Créé en 2008 par l’association Akwaba Culture, présidée par Isabelle Kassi-Fofana, le Prix Ivoire est soutenu par le ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie, l’ambassade de France à Abidjan et la Librairie de France Groupe. Il s’est imposé comme l’un des grands rendez-vous littéraires du continent, récompensant chaque année une œuvre de qualité écrite par un auteur africain francophone.

En 2024, le prix avait été attribué à Azza Filali (Tunisie) pour Malentendues (Élyzad), tandis qu’une mention spéciale distinguait Charline Effah (Gabon) pour Les Femmes de Bidibidi (Éditions Emmanuel Colas).

Avec Je remercie la nuit, Véronique Tadjo confirme une œuvre engagée et poétique, inscrite dans la lignée des grandes voix littéraires africaines, célébrant à la fois la profondeur humaine et la beauté du verbe.

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