Le monde des lettres perd l’un de ses piliers. Ngũgĩ wa Thiong’o, écrivain et penseur majeur des littératures africaines, est décédé le 28 mai 2025 à Buford, en Géorgie, à l’âge de 87 ans.
Né James Githuka Ngugi le 5 janvier 1938 à Kamiriithu, dans le comté de Kiambu (alors colonie britannique), il avait pris le nom de Ngũgĩ wa Thiong’o dans les années 1970, affirmant son identité kikuyu au cœur même de son œuvre et de son combat intellectuel.
Romancier, dramaturge, essayiste, professeur, Ngũgĩ wa Thiong’o est une figure incontournable du post-colonialisme. Son œuvre, d’abord écrite en anglais, s’est ensuite déployée en kikuyu — un geste radical de réappropriation linguistique et culturelle. Son engagement pour les langues africaines, l’émancipation des imaginaires et la décolonisation de l’esprit a profondément marqué la littérature mondiale.
Auteur de romans devenus classiques comme Weep Not, Child (1964), The River Between (1965), Petals of Blood (1977) ou encore Wizard of the Crow (2006), il laisse derrière lui une œuvre foisonnante, traduite dans de nombreuses langues et étudiée dans le monde entier. Plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature, il incarnait la puissance d’une écriture à la fois enracinée et universelle.
Avec sa disparition, c’est toute l’Afrique littéraire et intellectuelle qui est en deuil. Son héritage continuera de nourrir les plumes, les pensées et les luttes à venir.
livredulivre.com salue la mémoire d’un géant de la littérature mondiale.





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