Paru en 1986 aux Éditions des Peuples Noirs, ce livre évoque la bassesse des dirigeants africains particulièrement ceux du Cameroun. Lettre ouverte aux camerounais ou la deuxième mort de Ruben Um Nyobe est écrit par l’écrivain camerounais MONGO BETI.
Le néocolonialisme s’efforce de dégager en Afrique francophone par des moyens généralement immoraux, une oligarchie ploutocratique asservie à ses intérêts, mais confinée dans la bureaucratie pour laisser partout ailleurs le champ libre à la gloutonnerie des multinationales occidentales, françaises en particulier.
Larbins voués à la médiocrité, sans imagination, sans esprit d’initiative, les dirigeants noirs doivent être des robots à jamais programmés pour la seule répression de leurs compatriotes.
Nulle part ailleurs qu’au Cameroun depuis 1960 les dirigeants ne se sont montrés aussi conformes à ce modèle imposé. L’équipe conduite, selon l’expression consacrée de Paul BIYA, bat tous les records d’impersonnalité et d’insignifiance.
Au Cameroun, nous avons un Paul Biya plus encore qu’un Ahmadou AHIDJO qui brillent surtout par leur bassesse, leur aptitude à plier l’échine devant le protecteur occidental ou ses représentants diplomatiques, économiques, financiers, militaires.
EBAGNE BEKEMEN SÉVERIN





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