Invité des rencontres Semences Littéraires, organisée par les Éditions Isidore de Souza pour son ouvrage « De la vérité, Quand la vérité part en exil, le prêtre et auteur a souligné la nécessité d’un retour à la vérité. Celle-ci constitue selon lui, un miroir à travers lequel, la foi, la politique, la culture et la société entière doivent se mirer afin d’apprécier leur parcours.
Après Axelle ADIHO et Générose AYI, les Éditions Isidore de Souza ont accueilli, dans la soirée de ce vendredi 09 octobre 2026, le Père Rodrigue GBEDJINOU. Cette rencontre vient ainsi boucler la trilogie des auteurs annoncés dans le cadre de ses Journées Portes Ouvertes placées sous le thème: Semences littéraires. Au cœur de cette rencontre, un livre qui questionne plus qu’il ne réponde : De la vérité. Quand la vérité est en exil.
Devant un public mature composé d’écrivains, d’enseignants, de politiques, de journalistes et d’étudiants, l’essayiste Rodrigue GBEDJINOU a partagé la scène en compagnie de Enock GUIDJIME, Journaliste et Chroniqueur littéraire. C’est d’ailleurs ce dernier qui brisa la glace avec une présentation qui introduit les amoureux de la littérature dans les entrailles même du livre objet de la rencontre.
Paru aux Éditions Isidore de Souza en 2026, De la vérité. Quand la vérité est en exil est, selon les propos de son auteur, « un ouvrage de la vérité ». À l’ère des soupçons. À cette époque où le rapport des humains avec la vérité se détériore, où les hommes de la vérité sont traqués, torturés voire abattus, quand le mensonge est applaudi, il est, estime t-il on ne peut plus urgent de parler de la vérité. Cet essai, premier de la Collection Civitas (Collection Citoyennne en français) est donc, avant tout, un guide à usage non seulement des éducateurs et des politiques, mais aussi et surtout de tout citoyen qui ressent le besoin de faire le « check up de la vérité
Rodrigue GBEDJINOU a martelé au cours de cette rencontre une idée fondamentale. Il s’agit de « la nécessité d’avoir accès à la vérité de sa nature. ». Par ces mots, l’auteur entend une prise de conscience des hommes de leur finitude. En un mot, les hommes doivent apprendre à ne pas se substituer au Créateur. Cela passe par une prise de conscience profonde de leur nature intrinsèque de créature.
Le livre offre, de par les expériences et les enseignements des « témoins de la vérité », d’illustres personnalités philosophiques, historiques ou religieuses telles que : Socrate, les Sophistes, Jean-Baptiste, Salomè, Hérode, les Apôtres, etc., des grilles d’analyse de nos sociétés contemporaines. Conçu comme une introduction à la réflexion, le livre provoque le débat sur l’exercice de la vérité, non seulement en politique, mais aussi dans l’univers religieux où, il n’est pas toujours aisé de concilier la foi et la raison. Pour Rodrigue GBEDJINOU, il n’y a point de doute : il faut que, dans l’univers religieux et politique, la vérité soit un critère fondamental, car, « la grandeur d’une religion dépend de son rapport constant à la vérité. ».
La dimension pratique de la vérité est donc ici de mise. Selon l’auteur, il ne suffit d’affirmer son amour de la vérité. Il est plutôt impératif de le pratiquer. En un mot, “ faire l’amour de la vérité ”. Ces mots illustrent son idée : « La sympathie pour la vérité ne suffit pas. Il faut la mettre en pratique. ». De la vérité. Quand la vérité est exil invite donc le lecteur à ce « pari pour la rationalité » cher au regretté de mémoires, le philosophe béninois Paulin HOUNTONDJI. Ce « pari », doit passer nécessairement par une éducation à la vérité. Cet essai provoque ainsi des réflexions philosophiques, politiques et profondément théologiques.
Essentiellement interactive, cette rencontre des Éditions Isidore de Souza aura offert un véritable cadre vivifiant pour régaler les amoureux de la pensée constructive.
Pour L’ivre du livre, Edmond BATOSSI. Journaliste, Auteur, Juriste et Chroniqueur littéraire à L’ivre du livre.





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